Il y a 11 ans, ma famille a quitté une métropole américaine pour vivre dans une petite ville du sud italien

Après avoir déménagé de Columbus, Ohio, à Mormanno, une petite ville du sud de l’Italie, une mère de famille exprime son ambivalence face à sa nouvelle vie. Bien qu’elle apprécie le coût réduit de la vie et les économies réalisées sur les soins de santé, elle se sent isolée et regrette la communauté qu’elle avait aux États-Unis.

En mars 2014, alors enceinte de cinq mois, la protagoniste est arrivée en Italie avec son mari et ses deux jeunes enfants. Ils espéraient trouver un cadre plus paisible pour élever leur famille. « J’étais pleinement convaincu que nous poursuivions une belle vie plus lente à l’étranger », raconte-t-elle. Cependant, après s’être installés dans cette petite ville montagnarde comptant environ 2 000 habitants, elle réalise que « vivre ici n’est pas facile ».

Il y a 11 ans, ma famille a quitté une métropole américaine pour vivre dans une petite ville du sud italien

Élever des enfants dans l’isolement

L’auteur déplore le manque d’un réseau familial solide en Italie. Elle souligne que « Élever des enfants sans ce système de soutien est difficile », et pointe du doigt la complexité du bilinguisme chez ses enfants qui doivent jongler entre l’anglais et l’italien. Malgré ses efforts pour garder vivantes leurs racines américaines tout en les intégrant dans leur nouvel environnement culturel, elle redoute qu’ils oublient des éléments essentiels de leur identité.

Les défis d’une petite ville

Bien que Mormanno soit caractérisée par sa tranquillité et sa sécurité, celle-ci engendre aussi un ennui palpable. L’expatriée compare son expérience à celle à Columbus où diverses activités telles que des sorties au zoo ou au parc d’attractions étaient facilement accessibles : « À Columbus, il y avait toujours quelque chose d’abordable à faire ». En revanche, elle note qu’à Mormanno « il n’y a pas grand-chose à faire ici ».

Les excursions estivales vers Rome permettent néanmoins à la famille de profiter plus largement d’activités culturelles en contraste avec leur quotidien local jugé monotone.

Accès restreint aux soins de santé

Un autre aspect épineux a été celui des soins médicaux. L’auteur souligne que le système sanitaire local souffre d’un manque cruel d’infrastructures comparé aux grandes villes américaines : « Venant d’une grande ville aux États-Unis, je n’avais pas accès facilement à un pédiatre ». Sa famille a dû voyager jusqu’à Milan pour certaines urgences médicales graves impactant profondément leur quotidien.

Malgré ces difficultés notables concernant les soins médicaux complexes dont ils ont eu besoin par le passé – dont une intervention chirurgicale pour sa fille souffrant de scoliose – elle met également en avant le rôle économique bénéfique du système italien où des frais élevés sont souvent évités : « Une intervention chirurgicale peut coûter des milliers d’euros aux États-Unis contrairement aux coûts inférieurs rencontrés en Italie ».

Un désir croissant pour le changement

Aujourd’hui après onze années passées là-bas, même si elle reconnaît certains bénéfices comme devenir propriétaire et épargner grâce au coût abordable du logement, elle ressent un besoin pressant : « Après 11 ans… j’ai cessé de prétendre que je l’aime ici ». Elle confie son souhait profond pour revenir vers une grande ville comme Rome si les conditions financières lui permettaient : « Si j’avais mon chemin (et plus d’argent), nous vivrions dans une plus grande ville demain ».

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.