Retour à New York après une décennie en Europe : le parcours d’une expatriée américaine
Après avoir vécu plus de dix ans en Europe, Liz Humphreys partage son expérience unique et les défis rencontrés durant son séjour. Prise entre l’attrait d’une vie à l’étranger et la lutte pour s’intégrer, elle exprime sa satisfaction d’être de retour à New York.

Des débuts prometteurs mais difficiles
Vivre à Amsterdam était initialement plein d’opportunités. « Pour moins que le prix de notre hypothèque Brooklyn, nous avons pu nous permettre une maison de canal meublée entière sur le Prinsengracht ! » se remémore-t-elle. Malheureusement, très vite, des problèmes sont survenus : Liz a perdu son emploi dans un contexte où elle tentait déjà difficilement de s’intégrer. Même si beaucoup parlent anglais aux Pays-Bas, la nature brute des échanges interpersonnels lui a compliqué la tâche pour se faire des amis proches.
Ainsi commence leur odyssée européenne qui devait durer initialement deux ans, mais qui se prolongea bien plus longtemps. Après Amsterdam, ils déménagèrent également à Londres puis Berlin.
Une expérience transitoire mais riche en apprentissages
À Londres, où elle attendait son premier enfant tout en travaillant comme freelance pour des entreprises américaines, Liz éprouvait encore la difficulté du sentiment temporaire lié à leur séjour : « Je ne pouvais pas trop me concentrer sur la construction d’une vie au Royaume-Uni quand je savais que nous n’y vivrions pas pour toujours. »
Leur dernière escale fut Berlin où ils ont découvert un appartement spacieux tandis qu’elle faisait face aux nouvelles barrières linguistiques ainsi qu’à des problèmes de santé compliqués par le système médical local. À ce stade du récit familial européen s’est ajouté un autre défi : lors de la pandémie, lorsque son mari perdit subitement son emploi.
Retour aux sources
Finalement décidés à rentrer chez eux aux États-Unis après cette aventure prolongée en Europe, ils retrouvent New York deux ans plus tard avec beaucoup de soulagement. « Nous avons dû réduire considérablement nos logements », raconte Liz en évoquant leurs nouveaux défis financiers mais affirmant aussi que cette période passée là-bas enrichissait leur expérience collective.
Aujourd’hui installés dans leur ville natale retrouvée, Liz confie : « La vie est plus facile. Je suis heureux d’être à la maison. »
Dans cette histoire personnelle se dessine l’image asymétrique mais enrichissante que représente l’expatriation ; parfois fastidieuse et désillusionnante, mais assurément formatrice.