À quelques semaines du congrès du Parti socialiste (PS), une coalition d’opposants à Olivier Faure, actuel Premier secrétaire, se forme sous la bannière « 13BB » pour tenter de le déloger. Cette initiative est portée par plusieurs figures emblématiques du parti, qui entendent proposer une alternative claire.
La composition de « 13BB »
Le mouvement, désigné par le nom de code « 13BB », annonce un retour vers un « nouveau socialisme ». À sa tête se trouve Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et ancien rival de Faure lors des élections internes de 2023. Il est rejoint par Hélène Geoffroy, maire de Vaulx-en-Velin, ainsi que le député Philippe Brun et le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane. Les signataires comprennent également Carole Delga, présidente de la région Occitanie, et Lamia El Aarajé, adjointe à la maire de Paris. Dans un communiqué commun, ils déclarent : « Nous sommes parvenus à un nouveau rassemblement. Ce rassemblement est inédit par son périmètre comme par sa composition ».

Une opposition ferme à LFI
Ce collectif manifeste sa ferme opposition aux alliances avec La France insoumise (LFI), affirmant que leurs actions sont en contradiction avec les valeurs historiques du PS. Ils dénoncent notamment l’impact négatif qu’a eu LFI sur leurs combats contre l’antisémitisme : « Nous rejetons toute alliance avec quiconque exalte le populisme ». En cas de succès au congrès prévu entre le 13 et le 15 juin à Nancy, ils envisagent la création d’une nouvelle plateforme politique pour rassembler les socialistes dispersés.
Boris Vallaud dans la course
Sur cette scène politique complexe, Boris Vallaud reste candidat malgré ses divergences avec les opposants réunis sous « 13BB ». Évalué comme potentiel faiseur de roi selon certains observateurs impliqués dans ce processus électoral interne au PS, il continue d’être perçu comme lié à l’ancienne gestion Faure. Un membre du collectif exprime : « Vallaud c’est le syndrome de l’énarque ».
Le premier tour des votes a été planifié pour le 27 mai afin d’établir la représentation proportionnelle au sein des instances dirigeantes. Le vote décisif pour élire Olivier Faure ou son successeur aura lieu le 5 juin prochain.
Un futur incertain pour le PS
Environ 40 000 adhérents sont attendus aux urnes lors du congrès qui s’annonce crucial pour l’avenir du Parti socialiste. Les tensions internes auxquelles fait face leur direction mettent en lumière les défis auxquels ce parti historique est confronté dans un paysage politique en pleine mutation.
L’issue des prochaines élections pourrait redessiner la carte politique française et influencer significativement la stratégie future du PS vis-à-vis des autres formations politiques.