Aujourd’hui, après 18 ans passés à Taïwan, elle se trouve entre deux cultures et se définit toujours comme américaine tout en s’intégrant profondément dans la société taïwanaise.
Un tournant décisif
En 2006, alors qu’elle débutait sa carrière de journaliste dans un studio de sous-sol à New York, Catherine Shu a appris que Ron, son partenaire et collègue également journaliste, avait reçu une offre d’emploi à Taipei. Il lui propose de le rejoindre et souhaite même l’épouser. Bien que surprise par cette première requête sérieuse, Catherine commence à envisager sérieusement ce nouveau chapitre.

Une décision réfléchie
Elle confie.
Intégration difficile
Dès son arrivée à Taipei, Catherine ressent le choc culturel. Elle est frappée par sa timidité face aux locuteurs natifs et réalise rapidement que sa maîtrise limitée du mandarin fait d’elle l’objet de railleries. Malgré ces défis initiaux d’intégration, quelques rencontres importantes avec les habitants commencent à nourrir sa connexion avec Taïwan.
Construire des liens familiaux
Au fil du temps, Catherine découvre des liens historiques avec sa famille en rencontrant des voisins ayant été camarades scolaires de ses grands-parents. Le faible coût de la vie taïwanaise permet au couple d’explorer leur nouveau pays tout en bâtissant un foyer.
Ron et Catherine se marient à San Francisco mais célèbrent également leur union lors d’un banquet traditionnel au Grand Hotel Landmark de Taipei.
Épanouissement professionnel
À mesure que Catherine améliore ses compétences linguistiques grâce notamment aux conversations quotidiennes et remplissant des missions professionnelles exigeantes utilisant le mandarin chez Taipei Times, puis chez TechCrunch où elle couvre des sujets liés aux startups asiatiques.
La maternité ajoute une nouvelle dimension à sa vie lorsqu’en 2016, leur fille naît dans un système hospitalier qui témoigne des avantages du modèle social taïwanais : « Les soins subventionnés m’ont rassurée concernant ma santé », précise-t-elle.
Appartenance partagée
Aujourd’hui installée depuis presque 18 ans dans l’île asiatique, même si elle partage encore souvent son attachement culturel aux États-Unis, « Je me sens surtout américain », admet-elle, Catherine Shu exprime aussi une forte affection pour Taipei : « Je sais que j’appartiens ici ».
Interrogée sur l’avenir par ceux qui s’en inquiètent : « Voulez-vous vous rapprocher de votre famille ? Vous vous inquiétez pour la situation géopolitique ? » Ses pensées oscillent entre nostalgie pour les États-Unis et appréciation profonde pour la vie quotidienne tranquille offerte par Taïwan.
Catherine représente ainsi cette double culture contemporaine dans laquelle se conjuguent tradition familiale et adaptabilité professionnelle dans un monde globalisé.