Féminicide à Nice : une mère de 39 ans tuée, sa fille grièvement blessée
Mardi 4 novembre, un féminicide s’est produit à Nice, où une femme de 39 ans a été tuée par son ex-mari dans leur appartement. Sa fille de 17 ans, qui a tenté de protéger sa mère, a également été grièvement blessée mais est désormais hors de danger.

Des événements tragiques
Peu avant 13h00, le père des enfants a forcé l’entrée du domicile familial situé au rez-de-chaussée d’un immeuble dans le quartier des Moulins. Ce divorce devait être prononcé le lendemain. La jeune fille, ayant ouvert la porte en pensant à des jeux dehors, s’est vite retrouvée confrontée à son père armé d’un couteau qui s’en est pris violemment à sa mère et lui-même.
Des cris ont alerté un voisin qui a tapé sur la porte sans succès. Une livreuse présente sur les lieux a contacté les autorités. À leur arrivée quelques minutes plus tard, ils ont trouvé le père tenant dans ses bras sa cadette âgée de deux ans et deux corps gisant dans une mare de sang.
La mère n’a pas survécu aux multiples coups portés par l’arme blanche retrouvée brisée et ensanglantée.
Une fille courageuse mais blessée
La jeune victime avait subi deux plaies au cou et a été transportée en urgence à l’hôpital. Heureusement pour elle, elle est maintenant tirée d’affaire. Elle aurait déclaré aux enquêteurs que son père avait menacé lors des transports en commun d’égorger elles deux lorsqu’elles se croisaient.
Le père n’a pas reconnu les faits pour lesquels il est poursuivi pour assassinat et tentative d’assassinatIl a tenté de justifier ses actes en prétendant qu’il voulait simplement rendre visite à sa fille et qu’un état migraineux l’avait rendu aveugle sur ce qu’il se passait réellement.
Conflits antérieurs
Selon la police, le couple était originaire de Tchétchénie et était en conflit depuis plusieurs années. En décembre 2023, la mère avait signalé avoir subi des violences physiques importantes mais refusa alors toute action juridique contre son ex-époux. Après cela, il avait été libéré quelques mois plus tard malgré ses plaintes pour menaces contre sa belle-famille.
La situation met également en lumière l’augmentation alarmante du nombre de féminicides conjugaux en France avec une hausse constatée de 11% entre 2023 et 2024, représentant 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint – soit un décès tous les trois jours selon les rapports récents.
L’enquête continue afin d’étudier plus profondément cette tragédie familiale dont les répercussions sont désastreuses non seulement sur les victimes immédiates mais aussi sur leurs proches et la société dans son ensemble.