Le mercredi 16 avril 2025, une cinquantaine d’agents de la Brigade de recherches et d’interventions (BRI) se sont rassemblés à Nanterre pour exprimer leur mécontentement face à l’absence de reconnaissance de leur travail. Ils réclament une prime spéciale de 400 euros pour leurs services et dénoncent des conditions de travail jugées insuffisantes.
Manifestation à Nanterre
Ce 16 avril 2025, les agents spécialisés de la BRI, unité d’élite fondée il y a 60 ans, ont manifesté devant les locaux de la Direction nationale de la police judiciaire à Nanterre. À l’appel du syndicat Un1té, environ cinquante policiers étaient présents, en colère et portant des tee-shirts avec des slogans affichant leur revendication : une prime spéciale qui reste secondaire depuis dix ans.

Ils mettent ainsi en lumière le fait que ces derniers temps, ils ne reçoivent plus la rémunération adéquate selon l’importance et le risque associés à leurs missions. Leurs actions incluent depuis lundi un service minimum avec le respect strict des horaires ; ils laissent donc leurs armes et véhicules au dépôt pour éviter d’être appelés durant leur repos.
Des remarques qui accentuent le mécontentement
Les déclarations récentes du directeur général sur « un métier passion » n’ont pas apaisé les tensions. En effet, Yann Bastière, délégué national investigation du syndicat Un1té a exprimé sa frustration : « C’est une unité dont on parle beaucoup mais qui n’est absolument pas reconnue, par aucune prime, par aucune indemnité ».
Il souligne également que les agents subissent souvent ce qu’il appelle des « astreintes déguisées », entravant considérablement leur vie personnelle : « Vous ne pouvez pas aller en week-end en amoureux [.] ni aux galas de danse [.] ou aux tournois de judo » a-t-il précisé.
Souligner un manque total de considération
Pour Vincent Hergott, secrétaire national chargé des services spécialisés au sein du syndicat Alliance Police Nationale, cette demande est avant tout celle d’une reconnaissance fondamentale adaptée à l’investissement constant des membres de la BRI. Il évoque une difficulté accrue suite à la réforme récente où les BRI se retrouvent sous supervision directe sans bénéficier d’une revalorisation salariale appropriée :
« Travailler en BRI… c’est un emploi extraordinaire rémunéré comme un emploi ordinaire. Ce n’est plus acceptable ».
Alors que ces manifestations continuent sur plusieurs fronts dans toute la France, il convient désormais d’observer comment cette mobilisation sera perçue par les instances étatiques et si elle pourra engendrer des réponses concrètes aux préoccupations soulevées par ces forces spéciales.