Anthony Hopkins aborde des sujets personnels dans ses mémoires à paraître
Dans une interview accordée au Sunday Times, l’acteur oscarisé Anthony Hopkins a révélé que sa femme, Stella Arroyave, suspectait qu’il puisse être atteint du spectre autiste. Bien qu’elle ait exprimé cette inquiétude, l’acteur de 87 ans a exclu tout diagnostic formel. Ses commentaires sur la santé mentale et son parcours vis-à-vis de l’alcoolisme sont également révélateurs.
Une suspicion d’autisme
Hopkins, célèbre pour son rôle d’Hannibal Lecter dans Le Silence des agneaux (1991), a partagé que Stella Arroyave, mariée avec lui depuis plus de 20 ans, pense qu’il pourrait souffrir d’un trouble du développement neurologique en raison de certaines « obsessions » qu’il affiche.
Il raconte : « Je suis obsédé par les chiffres. Je suis obsédé par les détails. J’aime que tout soit en ordre. Et mémoriser ». Il a aussi rapporté les paroles de sa femme : « Vous devez être Asperger ». Cependant, montrant un certain scepticisme face à ce diagnostic potentiel, il affirme : « Je ne savais pas de quoi elle parlait…Je n’y crois même pas ».
Un regard critique sur le diagnostic
Concernant les diagnostics comme celui du syndrome d’Asperger, qui fait aujourd’hui partie des troubles du spectre autistique (TSA) selon la Cleveland Clinic, Hopkins se montre assez critiquable. Répondant au journaliste Decca Aitkenhead, qui évoquait le soulagement souvent apporté par un diagnostic formel, il déclare : « Eh bien, je suppose que je suis cynique parce que tout cela n’a aucun sens … C’est juste être un être humain », ajoutant aussi que ces étiquettes semblent faire partie d’une tendance actuelle.
Réflexions sur la santé mentale
L’acteur évoque également sa santé mentale en allant jusqu’à dire : « Il m’était venu à l’esprit que quelque chose n’allait pas chez moi ». Pendant son unique visite chez un thérapeute, il s’est senti ennuyé par le processus et a décidé de ne pas y revenir.
En parallèle de ses réflexions sur son bien-être psychologique, Anthony Hopkins aborde son ancien combat contre l’alcoolisme, affirmant qu’il est sobre depuis 45 ans après avoir eu une révélation importante en 1975 qui lui a fait comprendre la nécessité d’une aide extérieure.
Il partage cette expérience marquante : « J’étais ivre au volant de ma voiture ici en Californie… c’est à ce moment-là que j’ai réalisé…je pourrais tuer une famille dans une voiture ».
À venir
Les mémoires d’Anthony Hopkins intitulées We Did OK, Kid doivent sortir le 4 novembre prochain. Dans cet ouvrage et lors des interviews promotionnelles liées à sa publication, l’acteur continue ainsi à explorer des thèmes profonds liés à son existence personnelle et professionnelle.