Deux recours collectifs déposés contre l’application « Thé » après une violation de données
L’application « Thé », permettant aux femmes de partager des critiques anonymes sur les hommes, est confrontée à deux recours collectifs déposés lundi. Ces actions en justice font suite à une violation de données survenue la semaine dernière, ayant exposé près de 72 000 images, selfies et messages privés inclus.

Détails des poursuites
Les deux recours, enregistrés dans le district nord de la Californie, allèguent négligence et rupture du contrat implicite. L’un des procès a été intenté au nom de Griselda Reyes, qui soutient que ses informations personnelles ont été compromises lors de son inscription. Son avocat, Scott Cole, a déclaré : « Je ne pense pas que cette organisation avait l’intention de violer les droits des gens. Je pense qu’ils étaient juste bâclés ». Le cas demande également que l’application crypte toutes les données et purge les informations privées.
Le second procès, représenté par une plaignante anonyme dénommée Jane Doe, met en avant la promesse d’anonymat faite par l’application pour avertir d’autres femmes d’un homme présumé agresseur. « L’application lui a promis cet anonymat… Il a promis sa sécurité », souligne la plainte.
Implications de la violation
La brèche aurait vu circuler des informations sensibles sur X (anciennement Twitter) et 4Chan, ce qui soulève des inquiétudes majeures quant à la sécurité des utilisateurs. Aucune réponse n’a été obtenue auprès de ces plateformes concernant leur implication.
Un porte-parole du thé a exprimé que « nous travaillons à identifier tous les utilisateurs dont les informations personnelles étaient impliquées » et promettent d’offrir des services gratuits de protection d’identité aux personnes affectées par cette violation.
Avant cet incident, l’application avait gagné une popularité fulgurante, atteignant même la première place dans l’App Store d’Apple avant de chuter au deuxième rang derrière ChatGPT d’OpenAI.
Vers un avenir incertain
« À une époque où les violations de données sont devenues monnaie courante…, se distingue par son impact cruel », conclut le dossier anonyme. Les poursuites pourraient entraîner un renforcement nécessaire du cadre juridique autour des applications garantissant l’anonymat et la sécurité personnelle en ligne.