Au Moulin-Rouge, le French Cancan fait sa mue avec de nouvelles recrues
Le Moulin-Rouge, emblématique cabaret parisien, a récemment accueilli de nouvelles danseuses et danseurs dans sa troupe. Après des auditions intensives, sept jeunes talents, dont trois garçons et quatre filles, ont été sélectionnés pour rejoindre cette institution du spectacle vivant. Entraînées par la passion et la rigueur nécessaire à l’exécution du célèbre French Cancan, ces recrues doivent désormais s’adapter aux exigences scéniques.

Un entraînement exigeant
La préparation des candidats au cancan débute par un mois d’entraînement intense. Nicole Savage, promue maîtresse de ballet, souligne : « Aussi, je pense qu’il y a quelque chose qui vient forcément du cœur ». Les premières leçons se soldent souvent par des courbatures mémorables. Une candidate raconte : « Je ne pouvais même plus monter les escaliers. Il a fallu que mon corps s’y habitue petit à petit ». Pour maximiser leur endurance et leurs compétences techniques, les premiers entraînements se font avec une musique au tempo réduit avant d’être progressivement augmenté.
À l’approche de leur première représentation, Audrey Bagassien insiste sur l’importance de prendre du plaisir : « Surtout, prenez du plaisir ! Et n’oubliez pas de sourire ! »
Des auditions très convoitées
Les auditions se tiennent pendant deux jours sous un ciel gris parisien. Cette année-là, 400 intérimaires issus d’horizons variés ont candidaté pour faire partie de la magie du Moulin-Rouge. Parmi eux se trouvent 24 hommes cherchant à intégrer une troupe où ils sont souvent minoritaires. Ernesto Martinez note : « Pourtant, on a besoin de nouveaux danseurs ». Pendant ce temps, Ewan témoigne de sa détermination en disant : « Quand j’avais 10 ans… une professeure m’a dit qu’un jour j’intégrerais le Moulin-Rouge. »
Toutefois, le jury ne sélectionne que ses coups de cœur sans pression quant au nombre d’embauches. Jo Bastello explique que la plupart des danseurs proviennent non seulement de France mais aussi d’Angleterre et d’Australie où les jeunes suivent généralement davantage de cours extrascolaires liés à la performance artistique.
Une ambiance solidaire malgré la compétition
L’atmosphère durant les auditions est bienveillante malgré la concurrence acharnée parmi candidates et candidats qui apprennent rapidement à connaître leurs pairs tout en cherchant à séduire le jury. Le temps presse lors des sélections ; chaque participant dispose seulement trois minutes pour apprendre une chorégraphie jugée cruciale pour leur intégration rapide dans la troupe.
« Le Moulin-Rouge n’est pas une école », rappelle Audrey Bagassien en prévenant que seuls ceux ayant acquis un certain niveau peuvent prétendre entrer rapidement en scène.
De nouveaux visages bientôt familiers
Finalement après deux journées éprouvantes pour tous les participants,n sont sélectionnés sept artistes prometteurs dont William (23 ans) originaire de Blackpool et quatre femmes anglaises entre 21 et 26 ans venant également du Royaume-Uni.« Je suis si reconnaissante », confie Micaela après avoir signé son contrat CDD qui sera converti en CDI au bout d’un an. Au Moulin-Rouge, il n’y a pas d’intermittents comme c’est souvent le cas ailleurs dans le secteur culturel.
Peu avant leur première montée sur scène réussie prévue le , ces néophytes témoignent déjà sentir l’excitation remplacer leur stress initial : « C’est vraiment un rêve qui se réalise », déclare William avant d’entrer sur scène devant une salle comble émerveillée par leur performance.