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Découverte du virus de la grippe aviaire H5N1 en Antarctique
Une équipe de scientifiques chiliens vient de faire un pas significatif dans l’étude des virus pathogenes en **séquençant les premiers génomes complets** du virus de la grippe aviaire H5N1 trouvés chez des oiseaux en Antarctique. Cette recherche, menée par l’Université du Chili et l’Institut chilien de l’Antarctique, a été publiée dans le revue *Emerging Infectious Diseases* des **Centers for Disease Control and Prevention** américains.
Des relevés sur la biodiversité et les risques émergents
L’étude s’est concentrée sur le séquençage du virus chez diverses espèces d’oiseaux, notamment les skuas et les sternes de l’Antarctique, fournissant ainsi des informations essentielles pour appréhender l’évolution et la propagation potentielle du H5N1 à d’autres espèces animales.

Le professeur Víctor Neira, membre de cette équipe, souligne : « Le séquençage et la caractérisation génétiquement de ce virus chez les oiseaux antarctiques nous permettent de comprendre son comportement dans un écosystème extrême, vierge et particulièrement vulnérable. » Cette avancée fournit une analyse phylogénétique révélant une forte similitude génétique avec des virus détectés auparavant parmi les goélands et les phoques à fourrure sur l’île géorgienne.
Propagation inquiétante du virus
La recherche met également en lumière le phénomène important d’une voie migratoire virale d’Amérique du Sud vers l’Antarctique. Ce constat accentue urgemment le besoin d’une surveillance systématique tout en mettant en avant le risque aggravé que représente toute mutation potentielle du virus lorsque celui-ci infecte différentes espèces au sein d’un écologie variée.
Il est recommandé qu’un suivi épidémiologique constant soit mis en place afin de prévenir toute menace pour la santé humaine ou animale à mesure que cette affection évolue. Fin 2023, une première détection avait révélé la présence d’H5N1 sur le continent gelé, rompant un isolement qui protégeait jusqu’alors ce dernier depuis longtemps.
Données alarmantes sur la faune locale
Les premiers cas ont été observés parmi les skuas situés sur l’île sud-géorgienne. En 2024 puis 2025, une extension notable a touché diverses zones comme la péninsule antarctique et la mer Weddell affectant aussi bien des oiseaux tels que pingouins et cormorans que certains mammifères marins comme les phoques à fourrure ou aux éléphants marins.
Aujourd’hui, près de 200 animaux issus de 13 espèces distinctes ont déjà été enregistrés comme infectés selon ces expéditions scientifiques récentes. Cela démontre clairement que cette épidémie constitue désormais une très sérieuse menace pour la fragile biodiversité présente dans cette région reculée.