Affaire Jubillar : Nouvelles fouilles demandées avant le procès, l’avocat du prévenu réagit
À quatre mois du procès de Cédric Jubillar, la demande de nouvelles fouilles dans une zone boisée près de Carmaux relance le débat autour de cette affaire complexe, rendant la situation encore plus tendue. L’avocat de Cédric Jubillar s’est exprimé sur cette initiative qu’il juge tardive et inappropriée.

Des demandes pour des fouilles supplémentaires
Le 13 mai 2024, Me Pauline Rongier, avocate d’une partie civile, a fait une demande d’acte auprès de la présidente de la cour d’assises du Tarn. Elle souhaite obtenir l’autorisation d’effectuer de nouvelles fouilles dans une parcelle forestière proche du domicile du couple Jubillar. Cette démarche est motivée par une donnée GPS captée sur le téléphone de Cédric Jubillar lors de la nuit du 15 au 16 décembre 2020, date à laquelle sa femme Delphine a disparu. La localisation visée n’a pas été intégralement explorée jusqu’à présent.
Pour les proches de Delphine Jubillar, mère de deux enfants disparue depuis presque cinq ans, cette piste ravive un espoir : retrouver son corps. Les recherches menées depuis sa disparition n’ont pas permis d’éclaircir ce mystère qui accroît le désespoir familial. Le dossier actuel repose principalement sur un faisceau d’indices sans preuves matérielles directes telles que des aveux ou un corps retrouvé.
Réaction maladroite selon l’avocat défensif
Face à cette nouvelle demande, Maître Jean-Baptiste Alary, avocat de Cédric Jubillar, a exprimé ses réserves lors d’une interview sur BFMTV, déclarant : « Je suis un peu gêné sur le fait qu’on essaye, au bout de quatre ans, de faire avancer une enquête. Normalement, l’enquête est déjà terminée ». Pour lui, ces demandes doivent se formuler en amont des procédures judiciaires et non quelques mois avant le procès : « Ces demandes d’actes doivent normalement intervenir avant la fin de l’instruction ».
Me Alary a également critiqué le timing opportuniste auquel il ne comprend pas pourquoi cela survient maintenant étant donné que les orientations ont été validées par la chambre d’instruction en novembre dernier.
L’avocat affirme qu’il existe « des manquements dans ce dossier et dans cette enquête », ajoutant que le signal GPS incriminé n’est pas suffisamment concluant pour établir avec certitude que le téléphone se trouvait réellement dans cette parcelle boisée selon des experts consultés.
La disparition tragique et mystérieuse de Delphine Jubillar demeure ainsi au cœur des préoccupations judiciaires alors que les attentes autour du procès prévu cet automne continuent d’alimenter tensions et interrogations.