L'avocat de la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès vise Aqababe après la fin de l'enquête

Affaire Xavier Dupont de Ligonnès : Aqababe au cœur de la polémique

L’influenceur Aqababe, qui prétend avoir retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès en Asie, fait face à des critiques sévères. Me Stéphane Goldenstein, avocat de la sœur du fugitif, dénonce la légitimité de cette enquête non officielle et met en garde sur les méthodes employées.

L’avocat de la sœur de Xavier Dupont de Ligonnès vise Aqababe après la fin de l’enquête

Le 18 avril dernier

L’affaire Xavier Dupont de Ligonnès, suspecté d’avoir assassiné sa famille en 2011, prend une tournure inattendue grâce à l’influenceur Aniss Zitouni, connu sous le nom d’Aqababe. Mobilisant sa communauté sur les réseaux sociaux pour mener une enquête participative, il collecte des informations et publie 3,3 Go de données. Le 26 avril, il annonce avoir localisé XDDL « en Asie » et publie une photo d’un homme supposément similaire au fugitif. Son avocat, Me Tom Michel, appuie ses dires en affirmant que des « informations précises, tangibles et nouvelles » ont été obtenues.

Cependant, ce coup médiatique suscite également des réticences notables

Le procureur de la République de Nantes souligne qu’aucun élément factuel n’a été transmis aux autorités compétentes pour vérifier ces allégations.

Me Stéphane Goldenstein intervient alors pour critiquer l’initiative d’Aqababe

Dans un entretien accordé au Télégramme, il déclare que « certaines investigations sur internet sont plus sérieuses que d’autres » avant d’ajouter : « celles de cet influenceur m’apparaissent être du réchauffé… ». Il ajoute également regretter le buzz médiatique créé par cette démarche : « Laissons à la police et à la justice le soin de faire un travail sans être perturbés par des potins ».

La mise en garde n’en reste pas là ; Me Goldenstein alerte aussi sur les implications juridiques potentielles autour des actions d’Aqababe

Critiquant un communiqué émis par son avocat concernant l’éventuelle réouverture d’une enquête grâce aux pistes trouvées par Aqababe, il s’exprime ainsi : « Son avocat ferait bien de s’abstenir. Il devrait aussi prévenir son client que la complicité dans un système frauduleux constitue une infraction pénale ». Cela indique que les méthodes prises pourraient dépasser les limites légales sans reconnaissance officielle.

Ce dossier reste donc extrêmement sensible et emblématique des enjeux contemporains où l’information relayée sur les réseaux sociaux se heurte parfois aux processus judiciaires traditionnels et à leur rigueur nécessaire.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.