Après un siècle d’interdiction, la baignade dans la Seine a officiellement repris lundi 5 juillet 2025. Les récentes améliorations de la qualité de l’eau et les travaux d’assainissement permettent désormais aux Parisiens de plonger dans ce fleuve emblématique. Le point de baignade du Bras Marie, situé dans le Marais, attire déjà une foule curieuse malgré des conditions climatiques mitigées.
Un événement très attendu
En effet, depuis longtemps, beaucoup espéraient pouvoir se baigner dans la Seine. « Ne bois pas la tasse », « Mais c’est sale » ou encore « Tu es sûre que ce n’est pas dangereux ? » sont des réactions courantes face à cette nouvelle expérience. Pourtant, en ce jour historique pour Paris, ces préoccupations semblent s’évanouir sous un soleil timide.

Lors de l’inauguration du bassin de 70×20 mètres, situé entre le Pont de Sully et l’île Saint-Louis, les Parisiens ont fait preuve d’enthousiasme. Dès l’ouverture à 8h du matin, de nombreux baigneurs se pressaient sur le ponton en bois avec leur serviette sous le bras. Certains n’hésitaient pas à faire l’éloge du projet : « On n’y croyait plus », a lancé un habitant du quartier.
Des installations élémentaires mais efficaces
Ce nouvel espace de baignade ne dispose pas des commodités habituelles telles que vestiaires ou toilettes. S’inspirant plutôt de l’ambiance balnéaire, seuls quelques places pour se rincer au jet d’eau sont proposées. Ariel Weil, maire du Centre de Paris, a été parmi les premiers à plonger et témoigne d’une réglementation stricte face aux mesures sécuritaires : « Plongeon proscrit ! ».
Pour permettre aux nageurs une expérience agréable tout en garantissant leur sécurité face aux possibles courants fluviaux, il est obligatoire d’entrer par les escaliers et utiliser un flotteur.
Premiers retours positifs sur la qualité de l’eau
Les premières impressions concernant la propreté de l’eau sont positives. À une température surprenante de 26 degrés, celle-ci est claire et sans déchet visible. La maire Anne Hidalgo a elle-même procédé à des vérifications en remplissant une bouteille lors d’une séance baignade avec Marie Barsacq, ministre des Sports : « La Seine est ma piscine maintenant ». Elle rappelle également que cette inauguration est bien un accomplissement parmi tant d’autres promesses faites au fil des années par ses prédécesseurs.
Cette première journée semble marquer significativement le paysage parisien : dès aujourd’hui, nombre d’amateurs s’engagent pour profiter des joies aquatiques offertes par ce fleuve chargé d’histoire.
À travers cette initiative encourageante pour améliorer la qualité urbaine ainsi que son accessibilité sociale et environnementale, il sera passionnant d’observer comment évoluera notre rapport à cet emblème parisien qu’est la Seine dans les temps futurs.