Le Premier ministre François Bayrou a publié sur son site internet des documents et une chronologie détaillée pour réfuter les accusations portées contre lui lors de son audition à l’Assemblée nationale sur l’affaire Betharram. Il estime que ces pièces démontrent « l’inanité » des reproches qui le visent, notamment ceux d’intervention dans la justice.
Contexte de l’affaire
Il a subi des interrogations le 14 mai par la commission d’enquête sur les violences en milieu scolaire liées à l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, où plusieurs membres de sa famille ont été scolarisés ou ont enseigné.

Contenu des déclarations
Dans un texte publié samedi 24 mai 2025 sur Bayrou.fr, François Bayrou a partagé les éléments de sa défense. Il rejette fermement les allégations de mensonge et d’interventions auprès de la justice dans le cadre d’affaires concernant des violences physiques et sexuelles. Parmi les six accusations évoquées, il se défend notamment contre celles affirmant qu’il aurait « menti à l’Assemblée nationale », qu’il aurait « intervenu auprès de la Justice » ou encore qu’il aurait « bénéficié d’informations privilégiées ».
Contexte politique
Lors de cette audition, François Bayrou a fait face aux députés, dont Paul Vannier, membre du groupe France insoumise (LFI). Ce dernier avait déclaré que les échanges avaient mis en lumière que François Bayrou avait effectivement « menti » lors d’une première déclaration en février au sujet des faits commis à Bétharram.
Actuellement, le collège-lycée Notre-Dame-de-Bétharram fait l’objet de plus de 200 plaintes émanant d’anciens élèves pour des violences physiques et sexuelles. Cette situation soulève de vives tensions politiques alors que certains voient dans cette affaire une opportunité pour critiquer la gestion politique actuelle.
Les déclarations publiques autour de cette affaire pourraient continuer à alimenter le débat au sein du paysage politique français, alors que plusieurs parties s’affrontent sur leur interprétation des événements passés.