La Belgique acquiert 11 nouveaux F-35 américains pour un milliard d’euros
Le gouvernement belge a confirmé l’acquisition de 11 avions de combat F-35, marquant un investissement d’un milliard d’euros dans le cadre du renforcement des capacités militaires. Cette décision replace les projets précédents tournés vers le Rafale français. Le ministre de la Défense, Theo Francken, a souligné que ces appareils étaient « sans rival », affirmant que Vladimir Poutine craint davantage le F-35 en raison de sa furtivité.

Une décision moins politique et plus stratégique
Mardi dernier, David Clarinval, ministre belge de l’Économie, a annoncé cette nouvelle commande dans le contexte d’une augmentation globale des dépenses militaires belges. Cette acquisition découle d’un compromis au sein de la coalition gouvernementale actuelle, acceptée notamment par le seul partenaire socialiste flamand, Vooruit. Ce soutien est lié à un accord sur une taxation des plus-values exigée par ce parti.
« Nous avons un deal, on va pouvoir avancer sur nos réformes », a déclaré M. Clarinval à la radio publique belge après l’entente conclue lundi.
Démarches administratives prochaines
L’achat des nouveaux F-35 nécessitera encore l’approbation officielle lors du prochain conseil des ministres à Bruxelles ainsi qu’un accord avec Lockheed Martin. Theo Francken apprécie cet avancement et assure être « très engagé avec les Américains ». Selon lui, ce projet fait partie intégrante des 34 milliards d’euros consacrés aux investissements en systèmes d’armement prévus jusqu’en 2034.
En parallèle à cette décision récente se trouve une commande antérieure faite en 2018 pour 34 chasseurs F-35 supplémentaires dont les premières livraisons sont attendues cet automne.
Forte concurrence européenne
Ce choix doit également être examiné compte tenu des tensions passées entre la Belgique et la France concernant l’achat du Rafale. Pour Theo Francken : « Poutine n’a pas peur d’ Eurofighter, du Rafale ou du Saab Gripen. Il a peur du F-35 car on ne le voit pas ! Il n’y a pas de discussion sur la supériorité de cet avion ».
Cette confirmation survient alors que les négociations autour d’une vente similaire se tendent en Suisse où l’acquisition de 36 F-35 pourrait finir par coûter près de 1,5 milliard francs suisses supplémentaires dû à divers imprévus.
Ainsi, avec ce choix stratégique affirmé pour les équipements américains face à leurs équivalents européens, la Belgique s’inscrit dans une dynamique forte d’indépendance militaire sur fond de tension géopolitique croissante en Europe orientale.