Chapô
Le biopic tant attendu sur Michael Jackson, intitulé Michaelfait face à des complications significatives. Prévu pour 2026 après plusieurs reports, le film promet de retracer la vie tourmentée du roi de la pop, mais rencontre des défis liés à son contenu et sa durée.

Un projet ambitieux et complexe
La production de Michael est assurée par Lionsgate, avec Antoine Fuqua à la réalisation, le scénariste John Logan (candidat aux Oscars pour Gladiator) et le producteur Graham King, connu pour son succès avec Bohemian RhapsodyLe film met en vedette Jaafar Jackson, neveu de l’artiste, dans le rôle principal.
Initialement prévu en avril 2025, puis déplacé à octobre 2025, Michael a finalement été reprogrammé pour le 24 avril 2026. Ce biopic se veut une exploration complète de la carrière de Michael Jackson, depuis ses débuts au sein des Jackson 5 jusqu’à ses dernières semaines avant sa mort en 2009. Le synopsis officiel évoque une « représentation fascinante et honnête » du personnage emblématique.
Le producteur Graham King insiste sur le fait que le film présentera une vision « approfondie » de la vie tumultueuse ainsi que des nombreux défis juridiques rencontrés par Jackson.
Un casting prestigieux
Le casting comprend également :
- Colman Domingo dans le rôle du patriarche Joe Jackson
- Nia Long dans celui de Katherine Jackson
- Miles Teller incarnant John Branca, l’avocat juridique
- Larenz Tate comme Berry Gordy,
- Et Kat Graham en Diana Ross.
Fuqua utilise un style narratif dynamique qui devrait donner lieu à des reconstitutions spectaculaires des performances marquantes de Michael Jackson.
Des retards préoccupants
Les retards successifs s’accompagnent d’un questionnement croissant concernant l’avenir du projet. Parmi les raisons figurent l’ambition narrative du film qui dépasserait trois heures trente lors d’une première coupe. Des considérations sur un éventuel partage en deux films ont même été évoquées. À cela s’ajoute un budget colossal fixés à 155 millions de dollars, justifiant les révisions nécessaires afin d’assurer une narration cohérente.
Cependant, ce sont surtout les aspects légaux qui posent problème. Le traitement présumé des allégations formulées par Jordan Chandler au début des années 1990 a conduit à une crise majeure : après approbation initiale du script et sa mise en production, Lionsgate a découvert un accord juridique interdisant toute dramatization relative aux événements entourant Chandler. Cette découverte a contraint les cinéastes à effectuer plusieurs révisions majeures afin d’éliminer ces éléments litigieux.
En somme, bien que Michael aspire à délivrer une image nuancée d’un artiste complexe tout autant qu’adulé ou décrié, il semble que son chemin vers les écrans soit semé d’embûches juridiques ainsi que logistiques importantes.