Sami Bouajila, acteur emblématique du cinéma français, a révélé sa bipolarité dans un entretien avec La Tribune du Dimanche. À 58 ans, l’acteur lauréat de deux César pour ses rôles dans *Indigène* et *Un fils
- Sami Bouajila révèle sa bipolarité dans un entretien.
- L'acteur espère que son témoignage aidera à faire connaître les troubles psychiques.
- Il a fallu trois ans à Bouajila pour accepter son diagnostic.
- Bouajila utilise son hypersensibilité dans ses rôles d'acteur.

Briser le silence sur la bipolarité
Pour la première fois, Sami Bouajila aborde ouvertement sa bipolarité, soulignant l’importance d’une visibilité publique autour de cette maladie : « Parce qu’il est nécessaire qu’une personne publique en parle pour que cette maladie soit audible ». L’acteur évoque des périodes difficiles ayant impacté son entourage : « J’ai longtemps fait souffrir quelqu’un qui m’était proche. Je me sabotais moi-même et elle subissait ». Son diagnostic a été posé suite à une consultation psychiatrique : « Au bout d’une heure de séance, le psy m’a diagnostiqué une bipolarité de type 2. Soit avec des phases dépressives et des phases d’hypomanie. Il m’a fallu trois ans pour l’accepter ». Depuis ce moment charnière, il essaie de composer avec cette réalité tout en intégrant son hypersensibilité dans son métier d’acteur : « Mon hypersensibilité, je l’ai mise dans mes rôles. Derrière le garde-fou d’un personnage, je transcende, je joue toute ma vie. À chaque fin de tournage, j’ai tendance à déprimer inconsciemment ». Il partage également sa quête personnelle vers l’acceptation : « Apprendre à m’aimer a toujours été un long parcours. Aujourd’hui, je déverse toujours ma colère, mon amour, ma passion, ma détresse dans chacun de mes rôles, mais avec un peu plus de recul ». Le témoignage poignant de Sami Bouajila pourrait toucher et inspirer les personnes confrontées aux mêmes épreuves liées à leur santé mentale et encourager une conversation plus ouverte sur ces sujets souvent tabous dans notre société.
Les défis de la bipolarité
Les phases dépressives peuvent être particulièrement difficiles à gérer, tandis que les phases d’hypomanie peuvent entraîner des comportements impulsifs.
Intégrer l’hypersensibilité dans le métier d’acteur
En mettant son hypersensibilité dans ses rôles, Sami Bouajila trouve un moyen de transcender ses émotions.