Dans la nuit de samedi à dimanche, les États-Unis ont mené des bombardements sur au moins trois sites clés du programme nucléaire iranien, suscitant l’indignation de Téhéran et entraînant une riposte violente contre Israël. Au cours de ce conflit devenu actif il y a dix jours entre l’Iran et Israël, le président américain, Donald Trump, a affirmé que ces attaques avaient « totalement détruit » les installations d’enrichissement.
Bombardement des installations nucléaires
Les bombardements américains se sont principalement concentrés sur trois installations nucléaires en Iran :

- L’usine de Natanz, qui comprend deux bâtiments et près de 70 cascades de centrifugeuses.
- Le centre de recherche et l’usine de conversion d’Ispahan, capables de transformer le « yellowcake » en hexafluorure d’uranium.
- L’usine souterraine située à Fordo, entre Téhéran et Qom, où se trouvent environ 3 000 centrifugeuses.
L’importance stratégique du site Fordo est accrue par sa capacité à enrichir l’uranium à un taux élevé. Début 2023, des particules d’uranium enrichies à 83,7% y avaient été détectées. Bien que Téhéran ait évoqué des « fluctuations involontaires », les experts s’accordent à dire que c’était là que le régime préparait potentiellement une arme atomique.
Utilisation d’une bombe anti-bunker unique
Pour détruire Fordo, enfoui sous 90 mètres de terre, les forces américaines ont utilisé la GBU-57, une bombe anti-bunker pesant plus de 13 tonnes. Cette arme est capable d’exploser après avoir pénétré profondément dans le sol pour atteindre sa cible souterraine. Mark Schwartz, général américain ayant servi au Moyen-Orient et maintenant expert pour Rand Corporation, souligne que seuls les États-Unis disposaient de cette capacité conventionnelle.
La conception spécifique de la GBU-57 permet non seulement une profondeur significative mais aussi un système détonant sophistiqué qui assure son efficacité contre des cibles bien protégées.
Détails opérationnels et répercussions
Le bombardement a impliqué plusieurs bombardiers stratégiques B-2A Spirits décollant depuis la base aérienne militaire du Missouri en traversant le Pacifique vers le golfe d’Oman. En complément aux frappes aériennes – selon itamilradar, jusqu’à 30 missiles Tomahawk ont été tirés depuis un sous-marin USS Georgia.
En réponse aux frappes américaines sur ses installations nucléaires, l’Iran a tiré environ 40 missiles vers Israël provoquant au moins 16 blessés dans différents incidents observés notamment dans des quartiers résidentiels tels que Ness Ziona et Ramat Aviv. Les forces armées iraniennes affirment avoir ciblé des infrastructures critiques incluant l’aéroport international Ben Gourion près de Tel-Aviv.
Cette escalade marque une évolution significative dans un conflit déjà extrêmement tendu entre ces nations influentes du Moyen-Orient. Les ramifications géopolitiques restent incertaines alors que chaque côté semble déterminé à poursuivre ses objectifs stratégiques malgré les conséquences potentielles sur la stabilité régionale.