À Brest, trois membres de la brigade de tranquillité urbaine ont été condamnés pour violences et falsification, suite à une intervention problématique survenue en juin 2025. Ils ont reconnu des abus lors d’une confrontation avec un sans-abri qui avait seul un chien.
Une intervention qui tourne mal
Les agents avaient initialement voulu aider un chien assoiffé, attaché devant un fast-food du centre-ville. L’échange a rapidement dégénéré avec son propriétaire, un homme sans domicile fixe, qui s’est retrouvé plaqué au sol par les policiers. Une heure plus tard, les trois agents se sont rendus dans un garage voué à la démolition où vivait le propriétaire du chien, dans le quartier de Recouvrance.

C’est durant cette intervention qu’un agent a utilisé une bombe lacrymogène à deux reprises malgré l’absence apparente de menace selon un témoin. Les agents ont ensuite quitté les lieux en plaisantant. La victime, qui a été arrêtée pendant quatre jours pour incapacité totale de travail (ITT), a déclaré aux enquêteurs être « choquée » et avoir désormais peur.
Reconnaissance des fautes et condamnation
Lors du procès, les agents ont admis leurs erreurs. Celui ayant utilisé la bombe lacrymogène a critiqué leur attitude en disant : « On a merdé », comme l’a rapporté Actu.fr. Ils ont également reconnu avoir falsifié leur rapport en omettant d’y indiquer l’emploi du gaz lacrymogène par crainte de perdre leur emploi. Leur défense a fait état d’un manque de formation adéquate après six mois sur le terrain sans préparation suffisante.
Pénalités infligées
Le tribunal de Brest a rendu son verdict en condamnant chacun des trois agents à dix-huit mois de prison avec sursis ainsi qu’à une interdiction de port d’arme pendant cinq ans et une interdiction d’exercer dans la sécurité privée. Ils devront également verser des indemnités à Brest Métropole ainsi qu’à la victime.
Cette affaire soulève des questions importantes sur la formation des forces de sécurité et leur comportement lors d’interventions délicates, mettant en lumière le besoin urgent d’une réforme dans ce domaine afin d’éviter que ce type incident ne se reproduise.