Des milliers d'Afghans expulsés d'Iran font face à la famine, aux maladies et au danger de mort

Des milliers d’Afghans expulsés de l’Iran dans des conditions désastreuses. La situation à la frontière entre l’Iran et l’Afghanistan devient chaque jour plus critique avec l’expulsion massive de réfugiés afghans par le régime iranien. Selon Chekeba Hachemi, présidente de l’association Afghanistan Libre, près de 300 000 Afghans, dont 25% de femmes et d’enfants, ont franchi cette frontière en quelques jours. Face à cette crise humanitaire, les solutions semblent rares.

Une décision brutale du régime iranien

Le gouvernement iranien a fixé au dimanche 6 juillet un ultimatum pour le départ de 4 millions d’Afghans jugés « illégaux ». Depuis cette annonce, entre 20 000 et 25 000 personnes sont arrêtées quotidiennement dans tout le pays, particulièrement dans les villes frontalières. Cette vague d’expulsions frappe un grand nombre d’Afghans qui ont fui leur pays lors des conflits récents ou durant l’occupation soviétique.

Des milliers d’Afghans expulsés d’Iran font face à la famine, aux maladies et au danger de mort

Conditions déplorables au camp d’Islam Qala

À la frontière, ces réfugiés sont envoyés vers le camp d’Islam Qala, un site désertique à trois heures de la ville afghane de Herat. Ils arrivent souvent sans ressources, certains ayant été raflés sans même avoir pu emporter leurs affaires personnelles. Chekeba Hachemi souligne que beaucoup risquent « de mourir de faim, de soif et d’épidémies » si aucune intervention n’est effectuée rapidement. Les familles tentent parfois de venir en aide aux afflux massif arrivant au camp ; toutefois, elles font face à leurs propres craintes concernant les Talibans qui surveillent également ces mouvements. Chekeba raconte une anecdote tragique : « Ce vieux Monsieur de 75 ans qui n’a pas pu prévenir sa femme. Ou Razia, cette jeune étudiante. »

L’urgence humanitaire attire l’attention internationale

Bien que l’ONU ait essayé initialement d’apporter une assistance sur place par le biais du déploiement et la distribution alimentaire, les ressources commencent à manquer dramatiquement face à ce flot ininterrompu de nouveaux arrivants. Les organisations humanitaires peinent désormais sur plusieurs fronts alors qu’un afflux similaire se produit également à la frontière avec le Pakistan.

Un contexte politique tendu en Iran

La décision des autorités iraniennes semble influencée par divers facteurs économiques et politiques internes exacerbés par les sanctions internationales contre le pays. La propagande anti-afghane a pris une ampleur significative ces derniers mois, coïncidant avec une détérioration économique locale. Chekeba Hachemi fait remarquer que « la plupart des réfugiés effectuent des travaux peu désirables par les Iraniens », ajoutant que bien que officiellement établis à 4 millions, il serait plus juste d’évaluer leur nombre autour de 6 millions dans le pays. Pourtant, ces mesures répressives ne semblent être qu’une réponse temporaire aux tensions géopolitiques régionales où « les Afghans subissent » les conséquences sans être directement impliqués. Dans ce climat incertain, la nécessité impérieuse est celle des transports pour secourir ceux bloqués aux frontières ainsi que fournir secours alimentaires aux familles séparées et laissées vulnérables en pleine crise humanitaire.

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