Les autorités de l’Union Européenne pourraient donner leur approbation aux modifications apportées par Apple à l’App Store, ce qui lui permettrait d’éviter des amendes quotidiennes. Cette décision fait suite à un conflit entre la société et l’UE concernant des pratiques jugées anticoncurrentielles.
Le débat entre Apple et l’Union européenne (UE) s’est intensifié ces dernières semaines. D’une part, la société américaine a été sanctionnée d’une amende de 570 millions de dollars pour ses pratiques sur Apple Music, que l’UE considère comme anticoncurrentielles. Apple a réagi en affirmant que ses propositions de conformité, si elles avaient été acceptées plus tôt, auraient évité cette amende.

il semblerait désormais que les modifications proposées soient susceptibles d’être accueillies favorablement par Bruxelles dans un délai de quelques semaines, bien que cette approbation ne soit pas garantie.
Un porte-parole de l’UE a affirmé : « Toutes les options restent sur la table. Nous évaluons toujours les modifications proposées par Apple ».
Ce qu’Apple a fait
Face à une période de conformité limitée à 60 jours, Apple a annoncé plusieurs changements importants concernant le fonctionnement de son App Store. Ces ajustements incluent notamment une réduction des frais traditionnels et leur remplacement par différents nouveaux frais destinés aux développeurs.
Le système précédent avait imposé un coût de 27% sur les bénéfices réalisés via leur boutique pour couvrir divers services proposés par Apple. Dans le cadre du nouveau modèle économique proposé :
- Des frais d’acquisition au taux réduit de 2% sur les ventes réalisées dans les six mois suivant le premier téléchargement.
- Des frais de services du magasin, oscillant entre 5% et 13%, avec des remises spécifiques pour certains petits business.
- Et enfin, deux types possibles selon le contrat choisi : un nouveau coût fixe (½ euro) ou une commission standard qui s’élève à 5%.
L’enjeu est crucial car sans cet accord passé le 26 juin dernier, timides pour éviter des pénalités importantes estimées autour de 58 millions de dollars quotidiens pouvant être infligés après expiration du délai réglementaire.
Pourtant, malgré ce risque imminent que représentait une telle amende quotidienne pour Apple, il semble que ces négociations en cours avec Bruxelles aient pu influencer la décision initiale des instances européennes d’appliquer ou non punitive immédiate contre la compagnie californienne, contribuant ainsi au dialogue commercial plutôt délicat établi avec les États-Unis actuellement en cours.