Une étude menée par des chercheurs en France révèle que la musique compressée pourrait causer des dommages auditifs plus importants que la musique non compressée, en tenant compte d’une expérience réalisée avec des cobayes sur une célèbre chanson d’Adele.
Une découverte inquiétante sur la musique moderne
Des scientifiques français ont mis en lumière les effets potentiellement néfastes de la musique compressée. Cette technique, souvent utilisée dans l’industrie musicale pour réduire la taille des fichiers audio, pourrait engendrer des risques significatifs pour l’appareil auditif.
Définition et applications de la musique compressée
La musique non compressée conserve sa forme originale, ce qui lui confère une taille de fichier plus importante. En revanche, la musique compressée utilise des algorithmes pour ajuster les volumes de différentes parties d’une piste et supprimer les données redondantes ou inaudibles. Bien que cette méthode soit courante, ses conséquences sur l’audition n’ont pas été suffisamment explorées jusqu’à présent.
Méthodologie de l’étude
Pour mener cette étude révolutionnaire, les chercheurs ont utilisé quatre rongeurs placés en paires dans un environnement silencieux afin d’éliminer toute distraction extérieure. D’un côté, un groupe écoutait de la musique compressée tandis qu’un autre se contentait du son non comprimé. Des haut-parleurs ont été positionnés à 40 cm de leur cage pour diffuser le morceau « I Miss You » d’Adele pendant quatre heures à un volume moyen de 102 décibels (DBA), atteignant parfois 118 décibels (DBC).
L’expérience pratique avec Adele
Résultats troublants
À la suite des expériences menées sur leur cochlée – une partie clé de l’oreille interne responsable principalement des pertes auditives – il a été observé que bien que les deux groupes aient montré des altérations temporaires similaires initialement attendues après l’exposition sonore intense : – Ceux ayant écouté le son non compressé se rétablissaient complètement le lendemain. – En revanche, ceux confrontés à la version compressée rencontraient des dommages plus persistants au muscle Stapedius situé dans l’oreille moyenne. Cette recherche soulève donc d’importantes questions quant aux standards actuels liés aux formats musicaux et leurs impacts possibles sur notre santé auditive. Face à ces résultats troublants concernant notre manière contemporaine d’écouter de la musique, il conviendra sans doute de revisiter nos pratiques et réflexions autour du format audio privilégié lorsque nous consommons nos artistes préférés.