Delphine de Saxe-Cobourg : un parcours marqué par la quête de reconnaissance
Après près de sept ans de lutte judiciaire, Delphine de Saxe-Cobourg, précédemment connue sous le nom de Delphine Boël, a enfin obtenu le droit d’utiliser son patronyme royal. Née fille d’Albert II, l’ancien roi des Belges, elle a dû prouver sa filiation à travers un test ADN, une épreuve que son père a longtemps cherché à éviter. Aujourd’hui, après avoir été reconnue comme princesse de Belgique, Delphine participe activement aux événements royaux.

Lors de la dernière fête nationale en Belgique, elle a particulièrement retenu l’attention en portant une robe rouge signée par l’artiste belge non-binaire Judassime. Elle se souvient des remarques insistantes des journalistes : « Certains journalistes ont dit ‘le roi a dû avaler son café de travers quand il l’a vue’. Non, il n’a rien avalé de travers du tout ! ». Elle ajoute avec assurance que « la famille royale ne m’a jamais dit ‘c’est pas bien’ ».
Un partenariat prometteur et des relations familiales rétablies
Malgré son nouveau statut royal, Delphine n’a pas bénéficié d’allocations financières venant du palais et continue ainsi à travailler. Récemment, elle a formé un partenariat avec le joaillier belge Baunat, où elle propose une collection de bijoux inspirés par la rose, qu’elle considère comme un « alter ego artistique ». À cette question concernant ses belles-sœurs jouant les égéries pour ses créations elle répond énigmatiquement : « On ne sait jamais… ».
Bien qu’elle ait grandi loin du palais royal, sa relation avec Albert II reste forte. Le souverain est demeuré présent durant une grande partie de son enfance. La princesse se remémore ce lien avec émotion : « Mon père je l’ai connu jusqu’à 32 ans et puis après ça, il y a eu un stop ». Elle précise qu’elle n’a jamais contesté sa légitimité pour obtenir un titre mais pour faire émerger la vérité sur ses origines : « Ça m’a permis de revoir mon père et pour mes enfants, de connaître leur grand-père. C’est le principal ».
La reconquête progressive du statut royal auprès des membres familiers montre à quel point les liens entre individus sont souvent plus complexes qu’il n’y paraît au premier abord.