Emmanuel Macron a annoncé son intention d’organiser plusieurs référendums en France, marquant ainsi une première depuis 2005. Les consultations porteront sur des « grandes réformes économiques, éducatives et sociales », bien que le président n’ait pas précisé la nature exacte des questions ni leur calendrier.
Vers un retour aux référendums
Lors d’une interview diffusée sur TF1, Emmanuel Macron a dévoilé sa volonté de relancer la pratique du référendum en France. Neuf référendums ont été menés sous la Ve République, mais les Français n’ont plus été consultés depuis le 29 mai 2005. Cette date coïncide avec l’échec du référendum sur le traité constitutionnel européen, un résultat qui a refroidi les ardeurs des gouvernements suivants à proposer ce type de consultation démocratique.

Historique des référendums en France
Retour sur les cinq moments clés où les Français ont été appelés à se prononcer par les urnes :
1962 : Élection présidentielle au suffrage universel
Le premier référendum sous Charles de Gaulle avait lieu le 28 octobre 1962 pour modifier la Constitution afin d’instaurer l’élection du président de la République au suffrage universel direct. Ce changement majeur a reçu 62,2% d’approuvement.
1969 : La chute de de Gaulle
Suite aux événements de Mai-68, Charles de Gaulle organise un référendum sur la régionalisation et annonce qu’il démissionnera en cas d’échec. Le « non » l’emporte avec 52,41% des voix lors du vote du 27 avril.
1992 : Maastricht
Le dernier combat politique de François Mitterrand, organisé le 20 septembre 1992 pour approuver le traité de Maastricht relatif à l’Union européenne, s’est soldé par une victoire étroite pour le « oui », qui obtient seulement 51,05% des voix.
2000 : Réduction du mandat présidentiel
En décembre 2000, Jacques Chirac soumet au vote un projet visant à réduire la durée du mandat présidentiel à cinq ans. Le changement est massivement approuvé avec une proportion favorable atteignant les 73,21%, malgré une abstention record proche des 70%.
2005 : Le tremblement de terre
Le dernier scrutin date donc du 29 mai 2005, dans lequel près de 54,67% des votants ont rejeté le traité constitutionnel européen après une campagne marquée par l’inaccessibilité perçue des enjeux abordés par Jacques Chirac.
Ces expériences passées pourraient influencer les prochaines étapes envisagées par Emmanuel Macron alors qu’il prépare ce retour potentiel aux urnes pour traiter certains sujets brûlants dans l’actualité française contemporaine.