Buz Moffett, 63 ans, et son épouse Liz ont quitté Hawaï pour s’installer à Pohnpei, en Micronésie, en 2018. Désireux de se retirer du tumulte touristique d’Hawaï, le couple a opté pour un mode de vie plus lent malgré les défis logistiques liés à leur nouvelle île.
Un choix réfléchi pour une retraite tranquille
Lorsqu’ils ont décidé de quitter Hawaï, Buz et Liz souhaitaient trouver un lieu où ils pourraient ralentir le rythme de leur vie. Ils avaient envisagé plusieurs destinations avant de porter leur choix sur Pohnpei après qu’une visite en 2006 les ait enchantés. « Je pourrais vivre ici », a déclaré Liz lors d’une conversation en 2017 qui a précipité leur déménagement.

Leur installation implique des compromis pratiques. Le couple doit souvent faire face au manque de légumes frais ou produits laitiers en raison des approvisionnements qui arrivent toutes les deux à trois semaines. Cependant, Buz souligne que « nous avons appris à nous adapter et à apprécier ce que nous pouvons trouver sur les marchés ».
La vie quotidienne dans un cadre idyllique
Installés dans une maison près de l’océan pour un loyer mensuel de 1 500 €, Buz passe ses journées entre pêche et fumage du poisson. « Chaque jour commence par le café et une séance d’entraînement », raconte-t-il. Il apprécie également l’implication communautaire et participe activement aux tournois organisés par le club local.
Liz a trouvé sa place dans ce nouveau rythme et cuisine la plupart des repas faits maison. Leurs retrouvailles avec la nature se doublent d’un engagement envers les animaux : ils ont adopté trois chiens grâce au programme local.
Défis médicaux et liens familiaux maintenus
Bien que la vie soit généralement paisible, des préoccupations subsistent concernant l’accès aux soins médicaux avancés ; il faut souvent voyager jusqu’à Guam ou même Hawaï pour certains traitements nécessaires. Malgré cela, Buz assure qu’ils restent attachés à Pohnpei : « Nous prévoyons de rester pendant au moins la prochaine décennie ».
Les visites aux États-Unis restent fréquentes mais n’entament pas leur sentiment d’appartenance à cette île représentant désormais « notre petite tranche de paradis dans le Pacifique occidental ».