Le 20 juin, l’armée israélienne a mené une attaque contre la prison d’Evin en Iran, causant la mort d’au moins 79 personnes selon le bilan officiel. Parmi les détenus se trouvait Narges Mohammadi, militante des droits humains et lauréate du prix Nobel de la paix 2023. Suite à cette frappe, tous les prisonniers ont été transférés vers d’autres établissements.
Une frappe en plein jour
L’attaque survenue en pleine journée a ciblé plusieurs secteurs de la prison d’Evin, un lieu tristement célèbre pour sa répression politique. La photographe Mariam Rahmanian a constaté que des zones clefs comme l’infirmerie et le bâtiment administratif avaient été entièrement détruites. Gholamhossein Mohseni, chef du pouvoir judiciaire iranien, a confirmé que des membres du personnel pénitentiaire ainsi que des familles de détenus faisaient partie des victimes.

Transférer les détenus pour leur sécurité
Suite à cette attaque dévastatrice, le site semi-officiel Tabnak a rapporté que l’ensemble des prisonniers avait été transféré vers d’autres prisons dans la province de Téhéran. Ce transfert visait « à protéger les droits des détenus et faciliter l’accès aux secours », bien que ces nouveaux établissements soient connus pour leurs conditions très dégradées.
Les otages français reçoivent enfin une visite diplomatique
Par ailleurs, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a annoncé une avancée concernant Cécile Kohler et Jacques Paris, deux Français retenus en captivité depuis 2022 sous accusations d’espionnage. Un diplomate français a pu leur rendre visite après avoir exercé « une pression très forte sur les autorités iraniennes ».
Evin : symbole de répression
La prison d’Evin est connue pour ses conditions inhumaines et fait régulièrement l’objet de critiques par les ONG internationales. Établie dans les années 1970 sous le règne du Shah Mohammad Reza Pahlavi pour emprisonner ses opposants politiques, elle est devenue un bastion du régime islamique après la Révolution de 1979 et continue à incarcérer ceux qui contestent son autorité.
Cette attaque illustre non seulement la brutalité des confrontations géopolitiques au Moyen-Orient mais également les réalités tragiques vécues par ceux qui sont enfermés derrière ses murs sanglants.