Je ne suis pas extrémiste ; on me lie à la droite pour mon attrait pour l'ordre et la discipline

Serge Lama évoque ses engagements musicaux et politiques

Dans une récente interview, Serge Lama a partagé ses réflexions sur l’évolution de sa musique et son engagement politique. Il a notamment exprimé sa volonté d’aborder des thématiques qui lui tiennent à cœur à travers ses chansons, en évoquant des figures emblématiques comme Charles de Gaulle et des événements historiques marquants.

Je ne suis pas extrémiste ; on me lie à la droite pour mon attrait pour l’ordre et la discipline

Son retour à des thèmes politiques

L’artiste a expliqué qu’il avait ressenti le besoin d’exprimer ses pensées sur plusieurs sujets contemporains : « J’avais envie de le dire. [.] De Gaulle a été écrasé pendant tout le règne de Mitterrand. » Dans ce contexte, il mentionne sa chanson « Depuis que papa est parti » pour souligner la nécessité actuelle d’un personnage comme de Gaulle.

Lama fait également référence aux influences sur son œuvre, racontant comment il admire certains artistes sans forcément partager leurs points de vue : « J’avais écouté Jean Ferrat, que j’aimais beaucoup. Ferrat n’a jamais su que j’avais écrit cette chanson par rapport à sa chanson. »

Des œuvres fortes

Le chanteur se remémore aussi deux morceaux puissants de sa discographie. En 1978, il sort « Au Chili comme à Prague », dédié aux atrocités du communisme dans les deux blocs Iota type => « et encore… » Je trouvais la chanson assez belle. « Cela montre son désir d’apporter un point de vue équilibré sur des enjeux historiques complexes.

Concernant la chanson « L’Algérie », Serge Lama précise : « Pas vraiment. C’est plutôt une chanson sur l’effarement d’un jeune qui n’a jamais voyagé » mettant ainsi en avant son émerveillement face aux découvertes culturelles et humaines lors de sa jeunesse en Algérie.

Il aborde aussi les difficultés liées à l’exercice politique dans la musique aujourd’hui : « Avant Napoléon, c’était l’époque où tout le monde parlait politique. C’est désormais moins le cas. Tout le monde a peur ». Ces propos expriment une certaine frustration vis-à-vis du climat actuel où s’engager artistiquement est perçu comme risqué.

Une carrière riche en anecdotes

La discussion touche enfin son célèbre projet théâtral autour du personnage historique Napoléon, qu’il décrit comme une œuvre légèrement pamphlétaire inspirée par un livre recommandé par Marcel Gobineau : « Mon ami, mon maître »Il confirme que malgré un public avide, cela reste un créneau difficile aujourd’hui ; ce qui explique pourquoi il envisage éventuellement un nouveau disque plus engagé encore : « Je voudrais faire un disque pamphlétaire ».

En somme, Serge Lama continue d’être une voix authentique dans le paysage musical français en abordant avec courage des thèmes importants et sensible aux évolutions sociopolitiques actuelles tout en réfléchissant à l’héritage culturel qu’il souhaite transmettre.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.