La Corée du Nord rate le lancement d'un navire de guerre, humiliant Kim Jong-un

Mercredi, la Corée du Nord a été le théâtre d’un incident marquant lorsque un nouveau destroyer de 5 000 tonnes a été gravement endommagé lors de son lancement à Chongjin. Kim Jong-un, présent sur place, a déclaré cet événement comme un « acte criminel intolérable » et une enquête a été ouverte.

Des images témoignent de l’accident

Alors que les festivités se déroulaient en présence d’une large assemblée, le navire s’est renversé avant même d’être pleinement mis à l’eau. Des images satellites publiées par The Guardian montrent le destroyer couché sur le flanc, avec sa proue reposant sur la terre ferme tandis qu’une partie importante de sa poupe est immergée sous l’eau. Le bâtiment est désormais recouvert de grandes bâches bleues pour dissimuler les dégâts.

La Corée du Nord rate le lancement d’un navire de guerre, humiliant Kim Jong-un

Une enquête lancée par Kim Jong-un

L’incident a poussé Kim Jong-un à ordonner une enquête à grande échelle afin de comprendre les causes précises du naufrage partiel. Selon des déclarations officielles préliminaires, cela serait dû à une perte d’équilibre durant le lancement qui aurait écrasé certaines sections inférieures du navire.

Le rapport dévoile qu’après inspection, aucun trou n’a été détecté dans la coque ; cependant, un éraflage notable côté tribord aurait laissé passer l’eau via un canal de sauvetage.

Une expertise insuffisante au chantier naval

L’armée sud-coréenne a confirmé que le navire repose actuellement sur son flanc. Selon le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) basé aux États-Unis, la situation s’est produite alors que « la poupe a basculé dans le port suite au glissement des chariots roulants placés sous la structure ».

Le CSIS souligne également que le chantier naval de Chongjin est surtout spécialisé dans la construction de cargos et bateaux de pêche et souffre clairement d’un manque d’expertise pour réaliser un lancement aussi complexe qu’un grand navire militaire tel que ce destroyer.

Les experts ont estimé qu’il faudrait entre deux à trois jours pour rétablir l’équilibre du navire en pompant l’eau infiltrée et environ dix jours pour achever les réparations nécessaires sur la coque.

Les médias d’État nord-coréens annoncent également que Hong Kil Ho, directeur du chantier naval impliqué, a été convoqué par les autorités qui cherchent maintenant à identifier puis sanctionner ceux responsables du sinistre.

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