La Cour suprême du Brésil vote en faveur du respect des droits fonciers autochtones

La Cour suprême du Brésil a rendu jeudi deux arrêts confirmant les droits fonciers des autochtones. Photo d’André Borges/EPA-EFE

La Cour suprême du Brésil a voté en faveur du respect des droits fonciers autochtones dans deux arrêts salués par les militants.

La Cour suprême du Brésil vote en faveur du respect des droits fonciers autochtones

Lors d’un vote de 9 contre 2 à Brasilia, le tribunal a rejeté une mesure visant à empêcher les communautés autochtones de revendiquer des terres sur lesquelles elles n’avaient pas vécu physiquement en 1988.

« Vive la résistance indigène », a déclaré sur les réseaux sociaux Eloy Terena, avocat indigène et haut fonctionnaire du ministère brésilien des Peuples indigènes.

Les deux juges qui ont voté en faveur de la règle dite du « marqueur de temps » ont tous deux été nommés à la Haute Cour par l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro.

Le tribunal s’est également prononcé en faveur de la restitution du territoire au peuple Xokleng, dont il a été expulsé, ce qui crée désormais un précédent pour des centaines de revendications territoriales indigènes au Brésil.

Les anthropologues ont détaillé comment des mercenaires ont été embauchés pour chasser brutalement les Xokleng de leurs terres ancestrales. Les Xokleng vivent désormais sur les terres d’Ibirama La-Klano avec deux autres groupes autochtones.

Les groupes ont officiellement obtenu les droits sur 37 000 acres de terres en 1996, mais ont continué à revendiquer les terres dont ils avaient été chassés. Les producteurs de tabac et les agriculteurs occupant les terres ancestrales de Xokleng ont déclaré qu’ils les exploitaient depuis des années et qu’ils devraient être contraints de déménager.

Ces décisions ont été considérées comme un rejet de Bolsonaro, qui s’est battu pour restreindre les droits des peuples autochtones alors qu’il dirigeait le gouvernement. Il a cherché à céder une grande partie des terres revendiquées par ces groupes aux industries du bois, des mines et de l’agriculture afin de stimuler l’économie du Brésil.

Les législateurs qui restent fidèles à Bolsonaro ont combattu les efforts du président actuel, Luiz Inácio Lula da Silva, pour soutenir les droits des autochtones, notamment en bloquant les pouvoirs du ministère de l’Environnement.

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