La Cour suprême entame un nouveau mandat lundi, confrontée à des affaires sur le droit aux armes à feu et la liberté d'expression

La Cour suprême entamera un nouveau dossier d’affaires à partir de lundi, mis en évidence par des affaires impliquant la liberté d’expression et le droit des armes à feu.

La Haute Cour, composée d’une majorité conservatrice, ouvre le nouveau mandat avec une affaire liée aux condamnations fédérales en matière de drogue. Cependant, les affaires du Premier amendement axées sur la manière dont les élus interagissent avec les médias sociaux constitueront un débat majeur dans les mois à venir.

La Cour suprême entame un nouveau mandat lundi, confrontée à des affaires sur le droit aux armes à feu et la liberté d’expression

L’une des affaires, Lindke contre Freed, examinera si l’activité d’un agent public sur les réseaux sociaux est considérée comme une action de l’État. L’autre, O’Connor-Ratcliff contre Garnier, demande si un agent public prive une personne de ses droits du premier amendement en la bloquant sur les réseaux sociaux.

Il y a aussi la question soulevée par les États dirigés par les républicains, le Texas et la Floride, concernant les violations présumées de la liberté d’expression et la censure des opinions conservatrices sur les plateformes de médias sociaux, notamment Facebook et X, anciennement connu sous le nom de Twitter.

La Floride a promulgué une loi en 2021 qui applique plusieurs exigences aux sociétés de médias sociaux pour alerter les utilisateurs si leurs publications sont modifiées ou supprimées. Une coalition d’associations professionnelles sur Internet, comprenant notamment Google et Meta, a contesté la loi.

Le Texas a codifié une loi similaire qui restreint les activités de modération de contenu des sociétés de médias sociaux.

Le deuxième amendement occupera le devant de la scène dans une affaire qui explore le droit des personnes accusées de violence domestique de porter des armes à feu.

En 2022, la Haute Cour a rendu une décision 6-3 dans l’affaire New York State Rifle & Pistol Association contre Bruen, qui restreint les limites que les États peuvent imposer à la possession d’armes à feu. La décision des juges conservateurs a adopté un point de vue originaliste sur le droit aux armes à feu.

Au cours de ce nouveau mandat, le tribunal examinera l’affaire États-Unis contre Rahimi. L’affaire conteste une loi fédérale vieille de 30 ans qui interdit aux personnes accusées de violence domestique et aux personnes faisant l’objet d’ordonnances d’interdiction liées à la violence domestique de posséder des armes à feu.

Zackey Rahimi, le plaignant dans cette affaire, conteste la constitutionnalité de la loi. Il a fait l’objet d’une ordonnance de non-communication de la part de son ancienne petite amie en 2020, alors qu’il était impliqué dans cinq fusillades et avait menacé une autre femme avec une arme à feu. Il a été découvert qu’il était en possession de deux armes à feu.

Une ordonnance de non-communication a été accordée contre l’ancienne petite amie de Rahimi en raison de l’allégation selon laquelle il l’aurait agressée et menacé de lui tirer dessus si elle en parlait à quelqu’un.

Les plaidoiries dans cette affaire devraient commencer le 7 novembre.

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