Des crânes d'otarie, peaux d'alligator et dents d'orque : la douane met fin à trois trafics d'espèces menacées.

Triple saisie de produits d’origine animale protégés en France

La douane française a récemment mis au jour trois opérations illicites liées au trafic d’espèces protégées, révélant la persistance de ce phénomène à l’échelle nationale. Les saisies ont eu lieu entre mars et juillet 2024 à Marignane, Roissy et Fos-sur-Mer, mettant en lumière des violations répétées des règles internationales sur le commerce d’animaux et de leurs produits.

Des crânes d’otarie, peaux d’alligator et dents d’orque : la douane met fin à trois trafics d’espèces menacées

Contrôle à Marignane

Le 24 mars 2024, à l’aéroport de Marignane, les agents douaniers ont intercepté un envoi déclaré vers la Tunisie. Lors du contrôle, ils ont découvert 568 découpes supplémentaires et 10 morceaux bruts de peau d’alligator, non déclarés aux côtés des 3 202 pièces officielles. Ces peaux sont prisées par le secteur de la maroquinerie de luxe et nécessitent un permis CITES pour pouvoir être exportées. L’entreprise exportatrice était déjà sous surveillance pour des faits similaires.

Saisie à Roissy

Le 2 juillet 2024, une opération similaire a été menée par les douaniers à Roissy. Un colis provenant du Costa Rica destiné à l’Italie contenait 489 plumes exotiques, dont 481 plumes d’aras rouges et 8 plumes de quetzals, toutes deux espèces classées comme protégées par la convention CITESCes plumes sont souvent utilisées dans divers objets traditionnels ou décoratifs.

Interception au port de Fos-sur-Mer

Enfin, le 10 juillet 2024, les autorités maritimes interviennent au port de Fos-sur-Mer où un conteneur suscite leur attention. À l’intérieur se trouvait un total de 17 spécimens protégés, incluant des crânes de gorfous et d’albatros ainsi que des mâchoires d’otarie et des dents de cachalot et d’orque. Tous ces éléments provenaient des îles Kerguelen sans avoir reçu au préalable le permis requis pour leur importation.

23 tonnes saisies en 2024

Ces incidents soulignent que le trafic des espèces protégées ne se limite pas seulement aux réseaux criminels internationaux mais inclut aussi des « souvenirs » rapportés illégalement par les voyageurs. En effet, pendant l’année 2024 déjà, la douane française a effectué 560 constatations relatives à la faune et flore protégée, aboutissant à la saisie totale près de 23 tonnes de produits issus du règne animal, comprenant également 167 animaux vivants ainsi que plusieurs centaines de kilos destinés à consommation humaine.

Les autorités rappellent particulièrement aux voyageurs que ramener une dent de cachalot ou tout autre artefact similaire peut être répréhensible sans autorisation spécifique. Cette vigilance est essentielle surtout en période estivale où les déplacements augmentent considérablement.

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