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Rian Johnson, l’auteur et réalisateur de « Star Wars: The Last Jedi », a suscité des débats sur les choix narratifs du film en éliminant le personnage de Snoke. Dans un récent entretien, il explique comment sa vision visait à renforcer Kylo Ren comme antagoniste principal de la trilogie.

Le mystère de Snoke et son impact dans la trilogie
« Your Snoke Theory Sucks » est devenu une phrase emblématique liée à « Star Wars: The Last Jedi ». Ce film a piqué la curiosité des fans concernant l’identité de Scavenger Rey (Daisy Ridley), l’absence mystérieuse du maître Jedi Luke Skywalker (Mark Hamill) et les origines du suprême leader Kylo Ren (Adam Driver), connu sous le nom de Snoke (Andy Serkis). Cette figure, qui semblait destinée à devenir le grand méchant de la nouvelle trilogie, trouve sa fin tragique lorsqu’elle est découpée par Kylo Ren au cours d’une scène mémorable.
Dans son entrevue avec Rolling Stone publiée récemment, Rian Johnson révèle que sa vision pour cette saga se démarquait également des idées initialement proposées par J.J. Abrams dans « The Force Awakens ».
Les intentions derrière les décisions narratives
Johnson déclare : « Nous avons communiqué. Nous nous sommes rencontrés et j’ai passé des jours avec lui […] je suis allé et j’ai fait le film. En fin de compte, j’ai l’impression que ces choix n’étaient pas nés d’une intention de ‘défaire’ quoi que ce soit ». Pour lui, l’idée n’était pas simplement d’offrir des clins d’œil aux films précédents mais bien d’honorer leurs mécaniques narratives tout en innovant.
Il précise aussi que Kathy Kennedy, présidente de Lucasfilm, lui avait demandé : « Nous regardons quelqu’un pour faire l’empire de cette série », une mission qu’il prend très au sérieux en cherchant à reproduire non seulement le style mais aussi l’impact émotionnel du film original.
La mort simultanée de personnages principaux tels que Luke et Snoke pose question sur la direction prise par Johnson ; celui-ci justifie cependant ces choix en éclaircissant davantage Kylo Ren : « Il était plus un pivot pour faire de Kylo Ren [.] le méchant ».
Logique narrative versus succès commercial
Bien qu’il ait reconnu la complexité du personnage qu’était Snoke – décrit comme « un méchant convaincant » – Johnson soutient avoir voulu élever Kylo Ren au rang principal afin d’enrichir la trame narrative globale : « Je me suis dit : ‘C’est un méchant tellement convaincant’, c’est vers là où je voulais avancer ».
Cependant, les décisions prises dans « The Last Jedi » ont été couronnées par celles offertes dans « Star Wars: The Rise of Skywalker », où J.J. Abrams fait revenir Palpatine dès les premières minutes.Dans ce dernier épisode largement controverseux décrit Kylo Ren tantôt antagoniste puis racheté avant le dénouement final où Rey est révélée comme étant descendante du vieux maître Sith.
Cette perméabilité entre originalité créative et impératif commercial ouvre désormais diverses perspectives sur la façon dont les nouvelles œuvres s’inscrivent dans cet univers déjà vaste.
À travers ses observations réfléchies sur sa propre œuvre et ses interactions passées avec Abrams ainsi que Lucasfilm, Rian Johnson offre un aperçu précieux envers les défis créatifs rencontrés lors d’une approche ambitieuse face aux attentes légendaires qui pèsent sur « Star Wars ».