Le pape François est décédé ce lundi de Pâques, à l’âge de 88 ans. Hospitalisé ces dernières semaines en raison d’une santé déclinante, notamment à cause d’une double pneumonie, le souverain pontife laisse derrière lui des interrogations quant à sa succession et aux modalités du prochain conclave.
Le décès du pape François a été confirmé par le Vatican ce 21 avril. La santé fragile du souverain pontife était bien connue et avait conduit son admission à l’hôpital Gemelli de Rome depuis la mi-février en raison d’une double pneumonie. Des examens médicaux avaient révélé une insuffisance rénale accompagnée d’autres complications.

Dans les heures précédant sa mort, JD Vance, vice-président américain, avait effectué un voyage depuis les États-Unis dans l’espoir de rencontrer le Saint-Père. Les deux hommes s’étaient rencontrés dans la résidence Sainte-Marthe pour un « entretien privé », après un premier rendez-vous raté. Ce n’était pas la première fois que leurs échanges étaient teintés de tensions ; en février dernier, François avait critiqué ouvertement les politiques migratoires du gouvernement Trump, déclarant que « ce qui est construit sur le fondement de la force commence mal et finira mal ».
Le conclave : un vote très codifié
Avec la mort du pape intervenue à 7h35 ce jour-là, l’Église catholique entre désormais dans une période appelée sede vacante, signifiant qu’il n’y a plus de pape en fonction. Cette situation ouvre la voie au prochain conclave qui se tiendra dans les 15 à 20 jours suivant le décès.
Le conclave aura lieu dans la célèbre chapelle Sixtine sous l’auspice du cardinal italien Pietro Parolin. Seuls les cardinaux âgés de moins de 80 ans seront autorisés à participer à cet événement secret où ils prêteront serment respectant notamment le résultat des votes ainsi que leur confidentialité.
Selon des sources telles que La Croix, deux scrutins se dérouleront chaque demi-journée jusqu’à ce qu’un candidat obtienne deux tiers des voix requises pour être élu. Le cardinal nouvellement désigné devra alors confirmer auprès du cardinal doyen son acceptation et préciser quel nom il choisit d’adopter avant que son nom soit annoncé publiquement depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre.
La question demeure sur quel type de dirigeant succédera au pape François – celui-ci ayant été élu en mars 2013 après Benoît XVI, qui avait démissionné pour raisons sanitaires – tandis que ses douze années de pontificat ont été marquées par des réformes jugées progressistes par certains membres conservateurs au sein même de l’Église.
Ces événements ouvrent donc un nouveau chapitre crucial pour l’avenir religieux avec des enjeux tant spirituels que sociopolitiques pour près d’un milliard de catholiques autour du globe.