L’ancien vice-président américain Dick Cheney est décédé lundi à l’âge de 84 ans, sa famille ayant annoncé la nouvelle dans un communiqué. Il était entouré de ses proches, dont son épouse Lynne, et il a succombé à des complications liées à une pneumonie et à une maladie cardiaque. Cheney a été une figure marquante de l’administration de George W.
Bush, notamment après les attentats du 11-Septembre, et a souvent fait l’objet de controverses concernant ses décisions politiques.

Un parcours politique marqué par la controverse
Dick Cheney était un acteur central des années Bush, servant comme vice-président de 2001 à 2009. Son rôle pendant cette période a été particulièrement en vue après le 11 septembre, où il est devenu un conseiller incontournable pour le président.
il avait exprimé sa frustration face au manque de divulgation sur les mémos relatant les succès obtenus grâce aux techniques agressives utilisées lors du « guerre contre le terrorisme ».
Il disait : « Je trouve un peu dérangeant qu’ils n’aient pas dévoilé les mémos prouvant le succès de cette entreprise. Il y a des rapports qui montrent précisément ce que nous avons obtenu comme résultats dans cette activité ».
Un vote surprenant en 2024
Surprise parmi ses pairs républicains, Dick Cheney annonça en 2024 son intention de voter pour la candidate démocrate Kamala Harris lors des élections présidentielles.
Dans sa déclaration, il abrogea toute préférence partisane pour préserver la constitution américaine. À cet égard, il affirmait : « Il n’y a jamais eu dans les 248 ans d’histoire de notre nation d’individu qui constitue une plus grande menace pour notre République que Donald Trump ».
Des problèmes cardiaques persistants
Cheney ne se contentait pas d’une vie politique active ; il faisait également face depuis plusieurs décennies à des problèmes coronariens majeurs.
Entre 1978 et 2010, il avait subi cinq crises cardiaques et portait depuis 2001 un dispositif destiné à réguler son rythme cardiaque. La résolution finale du parcours tumultueux de Chenney laisse derrière elle un héritage politique partagé entre défense inconditionnelle du gouvernement américain post-11 septembre et suspicions quant aux effets collatéraux sur la démocratie nationale.