Lors de l’adresse conjointe du Congrès, le membre du Congrès Al Green a interpellé le président Donald Trump, affirmant qu’il n’avait « aucun mandat ». Après une courte interruption, Trump a tenté d’apaiser la foule et de proclamer un retour en force pour l’Amérique. L’incident souligne les tensions politiques croissantes autour des décisions de santé publique prises par l’administration actuelle.
Trump déclare que « l’Amérique est de retour »
Donald Trump a ouvert son discours en affirmant que « l’Amérique est de retour », évoquant sa récente victoire électorale. Il a décrit cet événement comme « le début d’une ère dorée pour notre pays ». Ce moment marquait son retour sur la scène politique avec des ambitions affichées.

L’ancien président se vante de ses réalisations
Poursuivant son discours, Trump a annoncé avoir « accompli plus en 43 jours que la plupart des administrations ne réussissent en quatre ou huit ans ». Son assurance témoignait d’un optimisme exacerbé quant à son programme politique, qu’il qualifiait d’« époque la plus grande et la plus réussie » dans l’histoire des États-Unis.
Une interruption inattendue lors du discours
Tandis que certain·es membres du Congrès exprimaient leur enthousiasme par des chants « USA », Al Green s’est levé pour interrompre le président. Il a pointé sa canne et déclaré : « Vous n’avez aucun mandat pour couper Medicaid » . Cette assertion faisait référence à l’annulation par Trump d’un décret exécutif pris par Joe Biden visant à protéger Medicaid et à assurer un accès aux soins de santé abordables.
Les réactions suite à cette interruption au sein du Congrès
En réponse à cette perturbation, Mike Johnson, président de la Chambre, a rappelé que les membres doivent maintenir le décorum dans cette assemblée . Malgré ses instructions répétées pour rétablir l’ordre, Al Green n’a pas obtempéré. Johnson a donc ordonné au sergent d’armes de faire sortir Green de la salle afin que le débat puisse reprendre paisiblement.
L’appel à résister aux coupes budgétaires dans les programmes sociaux
Après avoir été escorté hors de la Chambre, Al Green s’est exprimé devant les journalistes : « J’accepterai la punition. Mais cela vaut la peine de faire savoir aux gens qu’il y a certains d’entre nous qui vont résister à la volonté de ce président concernant les coupes dans Medicare et Medicaid. » Dans une interview accordée à ABC News, il a ajouté : « Il y a des moments où il vaut mieux rester seul que ne pas se tenir debout. »