Gérard Lanvin et son fils, Manu Lanvin, ont renforcé leur lien durant la crise du Covid-19 en collaborant sur un album intitulé Ici-bas. Cette expérience les a poussés au-delà de leurs rôles respectifs d’acteur et de musicien pour explorer ensemble le monde musical. Manu, convaincu des talents cachés de son père, a trouvé en lui une véritable ressource créative.

Une famille soudée malgré les complexités
En 1984, Gérard Lanvin s’est marié avec Chantal Benoist et a élevé deux enfants : Manu, né en 1974, et son frère Léo, né en 1988. Il est important de noter que Manu n’est pas le fils biologique de Gérard puisque celui-ci l’a adopté jeune suite à une précédente relation de sa mère. Dans une interview accordée à Ici Paris, il décrit son enfance comme « compliquée », expliquant qu’il a souvent été placé « de famille en famille ».
« Ma mère m’aimait beaucoup, mais elle ne pouvait pas me garder avec elle tous les jours », confie-t-il. En ajoutant qu’il a passé plus de temps dans des familles d’accueil qu’à Paris, il raconte des anecdotes sur ces diverses expériences vécues : « Chez untel, chez la famille Elkine ou à Villedieu chez Dani, la chanteuse ».
Un regard lucide sur le passé
Malgré ce parcours instable qui aurait pu laisser des séquelles émotionnelles, Manu tient à préciser qu’il n’a jamais vraiment souffert. « Je n’en ai pas souffert » , déclare-t-il sereinement tout en abordant ses années marquées par la solitude : « J’ai été un enfant plutôt solitaire jusqu’à mon adolescence ».
La vulnérabilité d’antan transparaît cependant dans sa musique : « Ça transpire dans mes morceaux et dans la vibration que je véhicule sur scène ». Il refuse aussi de céder aux sirènes du voyeurisme artistique concernant ses anciennes douleurs ; pour lui, cela reste personnel.
Au lieu d’une sombre réminiscence du passé, la musique apparaît alors comme un refuge, offrant aux deux artistes un moyen précieux d’exprimer leur vécu commun au travers de notes et mélodies partagées.
Cette aventure musicale entre Gérard et Manu montre non seulement leur complicité indéfectible mais souligne également comment l’art peut servir d’outil réparateur au sein des relations familiales complexes.