Un enfant endommage une œuvre de Rothko estimée à 50 millions d’euros
La semaine dernière, un incident a eu lieu au musée Boijmans Van Beuningen aux Pays-Bas, où un enfant a accidentellement endommagé une peinture de Mark Rothko, dont la valeur est évaluée à environ 50 millions d’euros. Bien que les dommages soient qualifiés de « superficiels », leur réparation s’annonce délicate.

Des « petites rayures superficielles »
L’incident s’est produit lors d’un moment « non surveillé ». Le musée n’a pris connaissance des dégâts que quelques temps plus tard. Selon un porte-parole du musée, les dommages se manifestent par « des petites rayures visibles dans la couche de peinture non vernie dans la partie inférieure du tableau ».
Des experts en conservation ont été sollicités aux Pays-Bas et à l’étranger. Nous étudions actuellement les prochaines étapes du traitement de la peinture.
Vers une restauration difficile ?
La complication dans le processus de restauration provient du mélange complexe utilisé par Rothko dans ses œuvres. Comme l’indique un autre restaurateur, le fait que le tableau ne soit pas verni signifie qu’il est « ouvert à l’environnement ».
Les restaurateurs vont documenter l’étendue des dégâts et rechercher des traitements historiques réussis pour réparer des œuvres similaires. À cet égard, plusieurs autres incidents impliquant des œuvres existantes sont notables. En effet, il n’est pas le premier Rothko à subir des dommages : en 1958, une autre œuvre intitulée « Black on Maroon » avait été délibérément vandalisée par Wlodzimierz Umaniec au cours d’un incident survenu à la galerie Tate Modern en octobre 2012, aboutissant à deux ans d’emprisonnement pour ce dernier.
Cet événement souligne non seulement la fragilité particulière des œuvres modernes mais également les défis liés à leur préservation face aux accidents inévitables qui pourraient survenir dans divers contextes exposants ces chefs-d’œuvre du XXe siècle.