Les entreprises américaines sont en alerte et recrutent des gardes armés suite à la fusillade dans un bureau de NYC.

Une fusillade mortelle ébranle Wall Street et incite les entreprises à renforcer leurs mesures de sécurité

Une fusillade survenue lundi au siège de Blackstone à New York a coûté la vie à cinq personnes, dont un haut dirigeant. Cet incident tragique pousse désormais les entreprises financières à reconsidérer leur sécurité interne. Les experts notent une montée des demandes pour augmenter la protection dans les bureaux.

Les entreprises américaines sont en alerte et recrutent des gardes armés suite à la fusillade dans un bureau de NYC

Les événements tragiques du lundi 23 octobre ont suscité des inquiétudes majeures parmi les entreprises américaines. Une fusillade dans une tour de bureaux de Manhattan a tué quatre personnes, dont Wesley Lepatner, responsable immobilier chez Blackstone. Le tireur, identifié comme Shane Tamura, s’est ensuite donné la mort en utilisant une arme à feu. Ce meurtre fait suite à l’assassinat en décembre du PDG de UnitedHealthcare, Brian Thompson, ce qui soulève des préoccupations sur la sécurité au sein des grandes entreprises.

À la suite de cet événement traumatisant, des dirigeants d’entreprises se rendent compte qu’il est urgent d’agir pour assurer la sécurité de leurs employés et protéger leurs lieux de travail. « Le téléphone ne s’est pas arrêté depuis ce matin », a déclaré Sean Crowley, cofondateur et PDG d’CTS Research and Investigations, qui aide les clients à embaucher des agents de sécurité armés pour surveiller leurs locaux.

Des sociétés comme Goldman Sachs et Citi ont déjà annoncé vouloir renforcer leur présence policière en réponse aux craintes montantes liées à la violence dans le monde professionnel. Goldman Sachs assure que « nous avons des protocoles robustes en place » pour garantir un environnement sécurisé grâce notamment à une équipe dédiée d’officiers formés par le NYPD.

Citi a pour sa part communiqué avec ses employés en affirmant avoir « augmenté la présence et les capacités de sécurité » dans son siège social new-yorkais tout au long de l’année passée : « Bien que nous ayons confiance en nos protocoles », précise Ed Skyler, responsable des services publics chez Citi, « nous n’hésiterons pas à ajuster si nécessaire ».

Le coût lié aux renforts sécuritaires ne sera pas négligeable ; engager un agent armé peut varier entre 75 $ et 200 $ l’heure selon le niveau d’expérience requis. Pour certains dirigeants souhaitant obtenir une protection personnelle accrue, cela peut coûter entre 135 $ et 200 $ par heure.

Bien que certaines entreprises adaptent rapidement leurs mesures sécuritaires, Don Aviv, président d’Interpor International souligne qu’il y a encore beaucoup trop souvent une mentalité réactionnaire face aux menaces plutôt qu’une approche proactive : « Le problème avec notre société est que nous sommes réactionnaires et non proactifs ».

La récente succession d’actes violents pourrait tendre à pousser davantage d’entreprises vers cette prise de conscience indispensable concernant leur gestion actuelle face au risque encouru par leur personnel ou leurs hauts responsables.

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