Ethel Cain s’excuse pour ses anciens propos controversés
Ethel Cain, de son vrai nom Hayden Anhedönia, a publié une déclaration très attendue dans laquelle elle s’excuse pour des messages provocateurs publiés sur Internet en 2017 et 2018. Bien qu’elle reconnaisse ses torts passés, elle dénonce également la manière dont ces informations ont été divulguées, qualifiant cela de « campagne de frottis massive ».

Admission de ses torts
Dans sa déclaration, Anhedönia admet avoir utilisé des termes offensants et d’autres comportements inappropriés à l’époque où ces messages ont été postés. Elle a précisé : « C’était mon compte et ce sont mes mots. J’avais 19 ans et j’étais entièrement conscient de ce que je disais et c’est pourquoi je l’ai dit. » Elle explique que durant cette période, elle cherchait à se rebeller contre les préjugés qu’elle voyait autour d’elle.
Contexte personnel
Elle décrit un parcours personnel complexe; après avoir quitté le domicile familial, elle a rejeté ses idéaux progressistes au profit d’un style plus provocateur afin d’attirer l’attention. « Je veux être claire : je n’ai jamais eu l’intention de blesser qui que ce soit », affirme-t-elle dans sa lettre.
Exposition à la cyber-harcèlement
Anhedönia relate également que certains comptes personnels ont été piratés, provoquant du harcèlement destiné à nuire à sa réputation. Elle conclut une partie de son propos en lançant un appel : « Je vous exhorte à reconnaître les modèles d’une campagne transphobe ciblée. Ces informations ont été thésaurisées jusqu’à ce que le moment parfait survienne pour les libérer. »
Réponses aux accusations
Au-delà de ses excuses, elle répond également directement à plusieurs accusations graves qui lui sont adressées concernant son art et ses prises de position antérieures sur divers sujets sensibles comme l’inceste ou la pornographie juvénile dessinée. Anhedönia tient néanmoins à clarifier : « Jamais je n’ai fétichisé quoi que ce soit. »
Objectifs futurs
Avec cette démarche publique mixte entre regrets et défense personnelle, Ethel Cain semble déterminée à ne pas laisser son passé définir son avenir tout en souhaitant utiliser sa plateforme davantage pour promouvoir le changement positif.
Dans un monde où la culture du cancel est omniprésente, cette situation pose la question poignante des erreurs passées face aux formes contemporaines d’expression artistique et leur interprétation par le public.