Le Festival de Télévision de Monte-Carlo, événement incontournable pour les passionnés de la série télévisée française, rassemble chaque année des acteurs emblématiques dans une ambiance chaleureuse. Parmi eux, Fabrice Deville, connu pour son rôle dans Un si grand soleil, partage sa vision du métier et ses expériences inoubliables.
Un personnage sage mais drôle
Fabrice Deville joue le personnage de Florent Graçay dans la série Un si grand soleil. Il décrit Florent comme « un petit peu plus de sagesse », tout en remarquant que cette sagesse « à l’écran n’amuse pas tellement les gens ». Pour rendre son personnage plus intéressant, il a dû s’éloigner d’un aspect trop lisse afin d’opter pour un style plus excentrique. « Moi, je me marre de tout, je ne prends rien au sérieux », déclare-t-il.

Des intrigues qui touchent
Une intrigue marquante pour Fabrice est celle impliquant Bibi Tanga : « C’est fini avec Cécile [incarnée par Marie-Gaëlle Cals], j’ai merdé, on aurait dû se parler ». Cette scène résonne avec une touche d’humanité et rappelle les expériences réelles des spectateurs. Selon lui, ces moments où règnent la légèreté permettent aux gens de s’identifier à l’histoire : « Ah ouais, moi aussi j’ai vécu ça ».
Souvenirs mémorables du tournage
Deville évoque également des souvenirs joyeux pendant le tournage, notamment un fou rire avec Pierre Raby, son partenaire à l’écran. Lors d’une scène délicate d’interrogatoire où Pierre devait prononcer une phrase simple, « Oui, c’est Jean-Michel Bernard, mon beau-frère », l’absurdité a provoqué un éclat collectif de rire sur le plateau. Ce moment reste gravé comme « l’un des meilleurs fous rires » de sa carrière.
L’esprit d’équipe sur le plateau
Concernant le souhait d’incarner un autre personnage lors du tournage, Fabrice serait tenté par Manu, interprété par Moïse Santamaria. Ce rôle offre selon lui « une liberté de jeu géniale » et témoigne d’une grande camaraderie entre collègues sur le plateau.
Une connexion authentique avec le public
Le lien que crée Fabrice Deville avec le public est particulièrement fort. Il affirme que les spectateurs sont « adorables » et font preuve d’un respect sincère sans être intrusifs. « Ils me parlent comme s’ils me connaissaient », souligne-t-il avant d’ajouter qu' »encore hier », il a eu une interaction touchante où quelqu’un lui a dit en sortant d’une voiture : « Bonjour Maître ». Ce genre de rencontre illustre à quel point ce métier n’est pas seulement narratif mais également humain.
Ce festival offre alors non seulement des échanges autour des séries télévisées mais renforce aussi ce sens communautaire essentiel entre artistes et spectateurs au cœur même du paysage audiovisuel français.