The Fantastic Four : First Steps – un point de départ novateur mais imparfait pour la première famille des super-héros. Le film, qui sortira le 25 juillet, offre une nouvelle tentative de présenter l’équipe emblématique de manière originale, sans réviser constamment leur origine. Cependant, malgré des performances solides, il souffre d’un rythme inégal et d’une narration parfois creuse.
Une approche narrative audacieuse
Le film commence sur une note dramatique qui plonge immédiatement le spectateur dans un univers cinématographique Marvel inédit. Avec une vision rétro-futuriste signée par le réalisateur Matt Shakman, le récit se distingue visuellement des autres productions de Marvel Studios. Néanmoins, cette approche affecte la profondeur narrative, certaines scènes émoussant l’impact émotionnel global.

Des performances mémorables
Le casting est l’un des points forts du film. Pedro Pascal incarne Reed Richards avec brio, lui conférant la qualité intellectuelle attendue du personnage. Vanessa Kirby, dans le rôle de Sue Storm, représente le cœur du récit tout en livrant des moments dramatiques poignants. « C’est littéralement le cœur et l’âme du film », note-t-on à propos du travail de Kirby.
Un point notable est que chaque membre des Fantastic Four montre son intelligence et sa compétence au-delà de Reed Richards seul. La dynamique entre les personnages enrichit ce sentiment collectif d’héroïsme.
Un rythme déséquilibré
Malgré ses atouts, « The Fantastic Four : First Steps » rencontre un problème majeur : son premier acte reste vide en substance bien qu’il soit animé par des échanges divertissants entre les personnages principaux. Les critiques soulignent que « le premier acte est en grande partie un vide, bien qu’il offre quelques interactions amusantes ».
L’introduction du personnage clé, Silver Surfer, interprété par Julia Garner, redonne vie à l’intrigue. La rencontre avec Galactus, joué par Ralph Ineson, apporte également une dimension épique au récit avec une performance captivante.
Un potentiel inexploité
Le plus grand défaut réside dans la gestion rapide de la narration après l’arrivée de Silver Surfer. Les événements s’enchaînent à une vitesse telle que certains développements dramatiques passent inaperçus : « ce train se déplace trop rapidement pour s’arrêter ».
D’autres personnages secondaires tels que Mole Man (Paul Walter Hauser) réussissent à marquer les esprits malgré leur temps d’écran limité grâce à leurs performances mémorables.
Pérennisation ou nouveauté manquée ?
« The Fantastic Four : First Steps » se positionne comme un point de départ prometteur mais hésitant pour ces héros iconiques. Si les acteurs font preuve d’excellence et que certains moments sont hilarants, il semble y avoir une déconnexion avec le vaste multivers MCU.
Globalement salué comme étant « le meilleur film Marvel de l’année » avec des cotes positives allant jusqu’à trois étoiles et demie sur cinq (3,5/5), il laisse cependant présager qu’il manque cette étincelle indispensable pour devenir un véritable classique tant attendu par les fans alors que la sortie s’annonce proche.