Des fidèles se rassemblent place Saint-Pierre pour les funérailles du pape : "Il était comme de la famille"

Funérailles du pape François : Un hommage émouvant et international

Samedi, des milliers de personnes se sont rassemblées sur la place Saint-Pierre pour faire leurs adieux au pape François. Des dignitaires du monde entier, ainsi que des croyants venus d’outre-mer, ont assisté à une messe célébrée dans un cadre solennel mais empreint d’émotion.

Les personnes en deuil, dont certains avaient passé la nuit dans les rues proches du Vatican, ont commencé à faire la queue dès l’aube.

Des fidèles se rassemblent place Saint-Pierre pour les funérailles du pape : « Il était comme de la famille »

Une cérémonie solennelle

La cérémonie, marquée par la présence de cardinaux en robe rouge, de membres de royauté et d’autres dignitaires, s’est déroulée près d’un autel installé devant la basilique Saint-Pierre pour honorer le souverain pontife qui a œuvré plus d’une décennie en faveur des marginalisés.

Virginia Munos Ramires, une migrante originaire d’El Salvador, a exprimé son sentiment profond : « Plus qu’un pape, il était une figure paternelle pour nous les migrants… Il représentait les Latinos, les immigrants – il était une référence pour nous tous ». Leurs vêtements témoignaient encore davantage de l’hommage international rendu au pape : maillots argentins, vêtements polonais traditionnels ou chiffons colorés congolais étaient visibles dans la foule.

Un hommage international

Le cardinal Giovanni Battista Re, qui officiait la messe, rappelait que le premier voyage du pape avait eu lieu à Lampedusa, symbole fort des arrivées massives de migrants en Europe ces dernières années. Il a souligné comment le pape François « se donnait sans mesure », particulièrement aux marginalisés.

Des lectures étaient faites en plusieurs langues sur la place, résonnant alors que des figures politiques notables, telles que le président ukrainien Volodymyr Zelensky, assistaient aux funérailles.

Un moment intime et personnel

La majestueuse mise en scène ne dissimulait pas cependant un aspect intime et personnel pour ceux présents, comme le remarquait Colette Sandjon, 68 ans, venue du Cameroun : « Il était comme une famille… Quand il m’a parlé, c’est comme s’il parlait à toute l’Afrique ».

À mesure que la cérémonie avançait vers midi sous un soleil printanier ardent, beaucoup prenaient conscience de ce moment émotionnel tout en réfléchissant à l’avenir sans leur défenseur des voix éteintes. Certains exprimaient leurs inquiétudes quant à savoir qui porterait dorénavant un message semblable après sa disparition.

Un héritage mondial

« En tant que migrants, nous sommes inquiets. Nous espérons que nous aurons un autre avocat », confiait Virginia Munos Ramires après avoir salué l’héritage mondialement reconnu du défunt pontife.

Dans son homélie finale, Dimitri Ko Ko Htoo s’exprimait : « Le monde change beaucoup, mais l’église ne devrait pas trop changer ».

Après cette célébration marquante, la descente impressionnante des Cardinals, descendus les marches habillés de rouge flamboyant, s’est déroulée tandis qu’un silence s’étendait autour dans ce lieu chargé d’histoire, se disputant entre respect du passé et espoir futur.