Chapô Nicole Johnson, mère de quatre enfants, partage son expérience autour du choix des noms de ses enfants souvent jugés non traditionnels. Éprouvante à certains égards, cette décision a conduit à des interactions diverses et parfois déroutantes avec l’entourage.
Des noms unisexes pour briser les traditions Dans une interview réfléchie, Nicole Johnson évoque les noms choisis pour ses enfants : « Nous sommes allés traditionnels avec le nom de notre premier fils, mais nous avons choisi des noms unisexes pour les filles et notre deuxième fils. » Ses deux filles portent donc des prénoms moins conventionnels : Cameran et Kyle, tandis que son second fils se prénomme Brooks, ce dernier étant orthographié avec un “s” à la fin.

En abordant le choix du prénom de Kyle, un prénom traditionnellement irlandais qui fait référence à sa famille maternelle, sa grand-mère sicilienne émet une critique directe : « Pourquoi ne peut-il pas être quelque chose de simple? Les gens seront confus et pensent qu’elle est un garçon. » Malgré ces réticences familiales, Nicole répond en précisant que Kyle est « un nom unisexe ».
Les conséquences d’un choix audacieux Au cours des mois suivant la naissance de ses filles, Johnson fait face aux effets induits par ces choix autres que conventionnels. Lors d’un appel au pédiatre concernant les résultats médicaux de Kyle, on lui répond : « Il n’a pas la grippe », soulignant ainsi la confusion fréquente liée au genre associé aux prénoms. D’autres parents expriment également leur surprise lors des événements scolaires en pensant qu’elle avait deux garçons.
Cette situation ne semble toutefois pas décourager Nicole dans ses décisions parentales ; elle appelle même cela « le besoin constant des gens de réparer ce qui n’est pas brisé ». Même lorsque son fils Brooks naît, elle doit encore faire face à l’incompréhension autour du nom choisi. Sa grand-mère s’étonne en déclarant : « Brooks sonne comme le nom d’une fille ».
Entièrement impliqué dans le choix des prénoms avec elle, son mari justifie leur sélection par leur admiration envers Brooks Laich, hockeyeur connu pour sa bonté.
Réflexions sur les normes sociétales liées aux noms Nicole s’interroge sur l’impact potentiel que pourrait avoir eu une alternative plus traditionnelle lors d’éventuelles rencontres médicales ou sociales : « Si Brooks avait été Steven ou Matthew… serait-on passé à autre chose ? » Pourtant, elle exprime avoir pris conscience qu’elle n’en éprouve aucun regret. D’un naturel désormais résolu envers les défis liés aux préjugés sur les noms choisit pour ses enfants – dont l’âge varie entre 12 et 20 ans – Nicole affirme apprécier ceux-ci chaque jour davantage.
À travers cette expérience personnelle unique en matière de parentalité moderne et ses libertés prises vis-à-vis des conventions sociales sur les prénoms attestent d’un changement progressif dans nos sociétés où l’identité se révèle maintenant parfois plus fluide que par le passé.