Le cinéma fait son retour avec une sélection éclectique de films sortis le 3 décembre, allant du chef-d’œuvre oublié à des productions contemporaines marquantes. Au programme, deux œuvres emblématiques : « L’Œuf de l’ange » de Mamoru Oshii et un documentaire captivant sur Brigitte Bardot.

« L’œuf de l’ange » : Un chef-d’œuvre postapocalyptique redécouvert
« L’œuf de l’ange », réalisé par Mamoru Oshii en 1985, est présenté cette semaine après avoir été inédit en France jusqu’à maintenant. Ce film se déroule dans un monde mystérieux et postapocalyptique où une fillette échange avec un garçon chevalier armé d’une épée magique, tous deux à la recherche d’un rêve symbolisé par un oiseau. Considéré comme l’un des travaux majeurs du réalisateur connu pour son succès futur avec « Ghost in the Shell », cet œuvre témoigne d’une vision unique et audacieuse.
Abdellatif Kechiche revient avec « Mektoub My Love : canto due »
Neuf ans après le précédent opus, Abdellatif Kechiche propose enfin « Mektoub My Love : canto due ». Le film a nécessité des ajustements prolongés suite au scandale entourant son film précédent, « Intermezzo », lors du Festival de Cannes 2019. Les critiques saluent la lumière qui émanait déjà du premier volet ainsi que les magnifiques scènes où il filme sa jeune troupe d’acteurs, particulièrement celles tournées sur la plage.
Un regard sur Brigitte Bardot avec le documentaire « Bardot »
Le documentaire événement intitulé simplement « Bardot », mérite également une attention particulière. Grâce à trois années de travail acharné, il compile des archives inédites et des témoignages exclusifs recueillis auprès de figures comme Naomi Campbell, Paul Watson, et Hugo Clément. La présentation soignée commence dès le générique animé où une reprise inspirée de « Initials BB » par Madame Monsieur pose le ton créatif qui suit.
Diversité cinématographique
D’autres films notables sont aussi à découvrir dans cette sélection. Parmi eux :
- « Reedland », explorant les thèmes complexes (3/5).
- « Que ma volonté soit faite », contemplant l’univers troublant des sorcières (4/5).
- « Teresa », anti-biopic punk proposant une vision nouvelle sur Sainte Thérèse (3/5).
- « Gérald le conquérant », satire jugée malaisante (2/5).
- Enfin, « The Shadow’s Edge », polar hongkongais vibrant censuré pour ses excès visuels (2/5).
Cette palette variée met en avant non seulement la richesse du cinéma contemporain mais aussi celle des classiques redécouverts, enrichissant ainsi notre expérience cinéphile actuelle.