Le ministère de la Défense stoppe les données satellites pour les prévisions météorologiques
À l’approche de la saison des ouragans, le ministère de la Défense a annoncé qu’il ne fournirait plus aux prévisionnistes les données cruciales provenant de ses satellites météorologiques. Ce changement, initialement prévu pour entrer en vigueur ce lundi, sera reporté au 31 juillet sur demande de la NASA.
Des coupures inquiétantes dans les services météorologiques
La **National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)** a communiqué que cette décision met fin à l’utilisation des données des satellites du programme militaire DMSP ainsi que du centre numérique de météorologie et d’océanographie (FNMOC) de la marine américaine. Selon un avis publié mercredi, « En raison des changements de service récents. ce changement et la terminaison de service seront permanents ».

Cela survient dans un contexte de restrictions budgétaires affectant sérieusement la NOAA et ses programmes scientifiques. Un scientifique anonyme a qualifié ces modifications comme étant une « destruction systémique de la science ».
L’impact sur les prévisions météo
Les satellites utilisés depuis 40 ans par le Pentagone sont capables d’analyser des longueurs d’onde variées pour surveiller l’état atmosphérique et océanique. Les micro-ondes, essentielles pour suivre les ouragans nocturnes, permettaient jusqu’à maintenant une meilleure compréhension des tempêtes. Kim Wood, chercheur en climat à l’Université de l’Arizona, précise : « les vagues sont si longues qu’elles traversent le sommet des nuages ».
Bien que ces informations soient vitales pour évaluer avec précision l’évolution et l’intensité des tempêtes, un porte-parole de l’US Space Force assure que « les satellites et instruments sont fonctionnels » mais que leur accès est restreint aux seuls besoins militaires.
Citation et perspectives sur cette réduction d’accès
« Ce n’est pas un problème de coupes de financement », explique le directeur du National Snow and Ice Data Center. Il ajoute : « Il y a des problèmes de cybersécurité. » Cette restriction met en lumière non seulement le risque accru lors d’événements climatiques extrêmes mais également montre à quel point certaines méthodes peuvent évoluer en réaction à d’autres préoccupations non directement liées aux conditions climate.
Dans toute cette incertitude, Brian Tang, professeur à l’Université d’Albany souligne : « Nous avons besoin autant que possible d’informations », tandis qu’Allison Wing rappelle : « Nous sommes un peu aveugles maintenant ». Au moment où MBA s’attend à une saison particulièrement active avec six tempêtes déjà nommées cet été dans le Pacifique ou atlantique, ces décisions s’avèrent alarmantes alors même que nous faisons face à une intensification accrue des ouragans observée ces dernières années.