Royaume-Uni : nouvelles réglementations pour Apple et Google avant la visite de Trump
Le Royaume-Uni prévoit d’indiquer que Apple et Google ont un « avantage du marché stratégique » sur leurs concurrents, entraînant de nouvelles réglementations accompagnées de potentielles amendes. Ce projet s’inspire de la loi sur les marchés numériques de l’Union européenne, mais cible uniquement ces deux géants technologiques.

Selon le Washington Examiner, le gouvernement a prévu d’introduire ces règlements lors de la visite prévue de Donald Trump fin juillet 2023. En parallèle, des négociations sont déjà en cours concernant les tarifs américains.
Un porte-parole d’Apple a exprimé ses préoccupations : « saper les protections de confidentialité et de sécurité auxquelles nos utilisateurs s’attendent, entraver notre capacité à innover et nous forcer à donner notre technologie gratuitement à des concurrents étrangers. Nous continuerons à nous engager avec le régulateur pour s’assurer qu’ils comprennent pleinement ces risques ».
Google n’a pas encore commenté cette annonce. Cependant, on attend que Trump utilise ce cadre légal dans ses discussions commerciales avec le Royaume-Uni. Lors d’un discours antérieur, il a déclaré : « Regardez ce qu’ils font à nos entreprises ». Il faisait référence aux régulations similaires mises en œuvre par l’UE contre Apple et Google.
83 milliard de dollars—avec celles liées à des litiges fiscaux ayant vu Apple payer 15 milliards de dollars en Irlande.
Désormais, l’Autorité britannique chargée de la concurrence et des marchés enquête sur le pouvoir dominatoire d’Apple et Google depuis début 2025.
Que se passe-t-il ensuite
Lors de sa prochaine visite au Royaume-Uni, Trump rencontrera le Premier ministre Keir Starmer pour aborder les questions agricoles ainsi que diverses barrières commerciales entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Des responsables américains ont confirmé connaître la nouvelle législation proposée tout en affirmant qu’elle ne violerait pas l’accord commercial actuel établi avec Londres.
Auparavant, le gouvernement britannique avait exigé qu’Apple intègre une « porte arrière » dans son système permettant aux agences gouvernementales d’accéder aux données cryptées. Cette demande avait conduit Apple à renoncer à sa fonctionnalité avancée sur la protection des données au Royaume-Uni, suscitant une forte opposition venant non seulement du public mais aussi d’entités américaines telles que le gouvernement fédéral et leurs services secrets.
La situation actuelle témoigne des tensions persistantes entourant la réglementation numérique mondiale ainsi que du rapport complexe entre grandes entreprises technologiques et gouvernements nationaux.