La diversité des poissons menacés dans les estuaires augmente lorsqu’ils sont entourés de couvert forestier, alors que les estuaires entourés de terres agricoles montrent l’effet inverse.



Les estuaires – les zones où les rivières rencontrent la mer – sont l’un des écosystèmes les moreover vulnérables. Ils sont confrontés à des menaces anthropiques, notamment la perte de biodiversité et l’effondrement des pêcheries naturelles. Déterminer les facteurs contribuant au maintien de la biodiversité estuarienne, en particulier celle des poissons, est essentiel pour promouvoir la conservation des estuaires et une pêche long lasting.

Les forêts pourraient être la clé de la conservation des poissons estuariens

Une équipe de scientifiques du Japon a déterminé que la quantité de forêts et de terres agricoles entourant les rivières lorsqu’elles se jettent dans la mer ouverte a un influence sur le nombre d’espèces de poissons menacées dans les estuaires du Japon. La découverte, publiée dans la revue Conservation Biology, pourrait aider à améliorer la conservation des estuaires et à mieux comprendre remark développer et maintenir au mieux une pêche côtière long lasting. Le Dr Edouard Lavergne et le professeur Yoh Yamashita de l’Université de Kyoto et le professeur Akihide Kasai de l’Université d’Hokkaido ont participé à l’étude.



 » Comprendre remark les activités humaines sur terre affectent les écosystèmes estuariens et côtiers à travers les rivières a été une tâche ardue. En effet, de nombreux facteurs environnementaux et socio-économiques agissent de manière complexe pour influencer la diversité des poissons estuariens lorsque les rivières se jettent dans l’océan ouvert « , explique Yamashita, un co-PI de l’équipe de recherche.  » En collectant de grandes données sur les facteurs environnementaux, sociaux et d’utilisation des terres et en les intégrant aux résultats de l’analyse environnementale de l’ADN, nous sommes les premiers au monde à vérifier la relation générale entre les forêts et la diversité des poissons estuariens sur une vaste zone « , ajoute Kasai, un autre co-PI.

L’équipe a utilisé une méthode appelée metabarcoding environnemental de l’ADN, l’identification simultanée des taxons présents dans un échantillon environnemental complexe. Ils ont analysé des échantillons d’eau, prélevés dans 22 endroits du Japon où les rivières se jettent dans la mer, et ont recherché l’ADN des poissons. Cette approche rapide et non invasive est très efficace pour évaluer la biodiversité dans les écosystèmes aquatiques. En l’utilisant, les scientifiques ont identifié 186 espèces de poissons différentes, dont 49 qui figurent sur la liste rouge du Japon des espèces faisant experience à divers degrés de menace.

L’équipe a également acquis des données sur la température et la salinité de l’eau, le débit des rivières, l’oxygène dissous, le pH, l’azote whole et les solides en suspension.

Enfin, ils ont évalué les facteurs d’utilisation des terres à l’échelle du bassin versant, le nombre de personnes vivant dans chaque bassin versant et le degré d’artificialisation du littoral entourant l’estuaire et les berges.

Les analyses statistiques de l’équipe ont montré que les espèces de poissons inscrites sur la liste rouge étaient in addition riches dans les estuaires entourés d’un couvert forestier plus élevé. Mais les poissons ont fait pire dans ces eaux entourées de furthermore de terres agricoles.

« Les forêts semblent jouer un rôle moreover crucial dans la conservation des poissons en péril qu’on ne le pensait à l’origine », explique Kasai.

Les chercheurs pensent que cela pourrait être dû au fait que les forêts retiennent l’eau, protégeant ainsi les écosystèmes estuariens des inondations et des forts ruissellements après de fortes pluies. Ils préviennent également l’érosion des terres et le ruissellement des sédiments fins qui ont de graves effets néfastes sur les écosystèmes aquatiques. Les terres agricoles, cependant, peuvent libérer des sédiments fins et des pesticides dans les systèmes aquatiques.

L’équipe affirme que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour étudier comment différents forms de couverture forestière, tels que les forêts naturelles non entretenues ou plantées, affectent ces écosystèmes fragiles.