François Mitterrand sauve Frédéric Beigbeder d'une affectation en régiment disciplinaire : récit

Une soirée trop arrosée pour le jeune soldat Beigbeder.

Avant de devenir écrivain et figure des nuits parisiennes, Frédéric Beigbeder a effectué son service militaire en 1986. À 21 ans, il se retrouve au cœur d’une affaire qui aurait pu lui coûter cher à cause d’une fête un peu trop arrosée.

François Mitterrand sauve Frédéric Beigbeder d’une affectation en régiment disciplinaire : récit

Dans l’émission Legend, animée par Guillaume Pley, Beigbeder raconte qu’il a célébré son départ à l’armée dans une boîte nommée Castel, invité tous ses amis pour une soirée festive où chacun était habillé en treillis militaire. « Je fêtais justement mon départ à l’armée. Donc j’avais invité tous mes copains et on s’était tous un peu déguisés en militaire. »

Une soirée festive

Une ambiance joyeuse et désinvolte est immortalisée par une photo de groupe. Mais cette image prend une tournure dramatique lorsque l’un de ses amis décide de la faire publier dans Paris Match, provoquant un véritable coup de tonnerre dans le régiment. Le général responsable du régiment convoque alors Beigbeder pour lui faire part de sa colère : « Vous trouvez ça drôle de porter l’uniforme pour vous bourrer la gueule avec vos copains ? »

Une sanction lourde

La sanction est lourde, car le jeune soldat risque un transfert vers un régiment disciplinaire en Allemagne.

Une intervention politique

C’est alors que sa situation s’éclaire grâce à des relations influentes. Frédéric Beigbeder révèle avec humour qu’il a fait appel au président François Mitterrand, mais précise rapidement que c’est plutôt son père, homme d’influence, qui contacte un conseiller du chef de l’État. Cette intervention discrète permet finalement à Beigbeder d’échapper aux sanctions militaires : « C’était juste une connerie », affirme-t-on pour justifier cette faveur.

Un service militaire sans ennuis

L’affaire est vite oubliée et Frédéric Beigbeder termine son service militaire sans problème majeur : « Je me suis tenu à carreau, oui », conclut-il aujourd’hui. Ce petit incident rappelle que même les faux pas en uniforme peuvent parfois se résoudre… avec des alliances bien placées dans le monde politique.

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