Les gens réalisent que les États-Unis voulaient bombarder la Lune pour une raison troublante

Dans les années 1950, la NASA a élaboré un projet secret, baptisé A119, visant à bombarder la Lune avec une bombe nucléaire. Motivés par la course à l’espace et le succès du satellite Spoutnik 1 par l’URSS, les États-Unis espéraient marquer leur territoire. Le plan a été finalement abandonné en raison de préoccupations sur la sécurité des lancements.

Un complot révélateur des tensions de la guerre froide

La découverte d’un projet secret américain, nommé A119, a suscité surprise et curiosité. L’objectif de ce plan était tout aussi extravagant que dangereux : larguer une bombe nucléaire sur la Lune pour créer un cratère géant et démontrer systématiquement la puissance militaire américaine face à l’Union soviétique.

À cette époque, au cœur de la course à l’espace, les États-Unis redoutaient que l’URSS ne devance leurs propres efforts pour établir une présence humaine sur notre satellite naturel. Si Neil Armstrong est finalement devenu le premier homme sur la Lune en 1969, le résultat aurait pu être différent si le projet A119 avait été mis en œuvre.

Le scientifique Leonard Reiffel, respecté dans son domaine, avait travaillé en étroite collaboration avec l’Air Force sur ce plan durant ses périodes initiales entre mai 1958 et janvier 1959. Reiffel a affirmé plus tard que le bombardement lunaire était « techniquement faisable », proposé comme solution pour contrer l’envoi du premier satellite par les Soviets : Spoutnik 1.

Une démonstration de force potentiellement catastrophique

L’idée derrière le bombardement lunaire visait à faire exploser une bombe à hydrogène près de la ligne Terminator, frontières entre les diverses faces lunaires, créant ainsi un éclair lumineux visible jusqu’au Kremlin. Cette explosion devait signifier aux Soviétiques que les États-Unis détenaient des technologies avancées qui leur permettaient d’être dominants dans un monde marqué par des rivalités militaires intenses.

Alex Wellerstein, historien des sciences et technologies nucléaires, a déclaré chez BBC : « Le projet A119 était l’une des nombreuses idées avancées pour une réponse passionnante à Spoutnik ». Il mentionne également que parmi ces mesures figurait celle d’abattre Spoutnik lui-même, un acte qu’il qualifie alors de « malveillant ». Néanmoins, cela n’a pas abouti ; au lieu de cela, les États-Unis ont fini par lancer leur propre satellite vers la fin des années 50.

Les craintes concernant les dangers liés au lancement se sont également avérées déterminantes pour abandonner ce projet impensable ; ceux impliqués dans sa conception ont agi prudemment face aux possibles répercussions d’une mission qui pourrait mal tourner sur Terre même.

La perte d’un projet farfelu mais révélateur

Fort heureusement pour nous tous aujourd’hui, le plan top secret A119 fut abandonné sans avoir jamais vu le jour. Il ne refit surface qu’à partir des années 1990 lorsque quelques scientifiques impliqués évoquèrent ses détails dans divers contextes professionnels.

À cette échelle historique où s’entrelacent science-fiction et réalité militaire cynique pendant une période tendue comme celle-là qu’était alors vécue efficacement autant par Washington que Moscou , on ne peut qu’imaginer combien cepremier témoignage opportuniste révèle encore aujourd’hui bien plus que ce qu’il montre initialement !

Journaliste print et web, spécialisé dans l’actualité high-tech, je m’intéresse autant aux grandes révolutions numériques qu’aux petites inventions qui facilitent la vie. Curieux et passionné de photographie, je partage un regard à la fois accessible et enthousiaste sur la technologie.