Gérard Depardieu reconnu coupable d’agression sexuelle
L’acteur français Gérard Depardieu a été reconnu coupable d’agression sexuelle envers deux femmes lors d’un tournage en 2021, selon le New York Times. Il a reçu une peine de 18 mois avec sursis et son nom sera inscrit dans le registre national des délinquants sexuels. De plus, il devra régler des dommages à ses victimes.
Peine diluée et sanctions civiles
Le tribunal a condamné Gérard Depardieu à 18 mois de prison avec sursis, ajoutant son nom au registre national des délinquants sexuels. En plus de sa peine, l’acteur devra verser 15 000 € (environ 17 000 €) à l’une des victimes, identifiée par son prénom comme Amélie, et 14 040 € (environ 15 600 €) à la seconde.

Amélie s’est exprimée après le verdict : « Pour moi, c’est une victoire, vraiment. Nous avançons. » Son avocate, Carine Durrieu Diebolt, espère que cette décision mettra fin à l’impunité pour les artistes du cinéma : « Maintenant avec ce verdict, personne ne peut dire que Gérard Depardieu n’est pas un prédateur sexuel, et c’est très important. »
Réaction de la défense et appel annoncé
Absente lors du prononcé du jugement, Gérard Depardieu a désigné son avocat Jérémie Assous pour annoncer qu’il ferait appel de cette décision. Assous a déclaré : « Une telle décision ne peut pas résister à un examen minutieux de l’appel et sera forcément annulée par la Cour d’appel », dénonçant le rejet par le tribunal de toutes les demandes d’enquête.
Les accusations contre lui ont ressurgi notamment grâce aux révélations d’un rapport approfondi de Mediapart ainsi qu’à un documentaire télévisé français en 2023. Les procureurs ont basé leurs charges sur les témoignages fournis par Amélie ainsi qu’un second témoin resté anonyme.
Témoignages accablants lors du procès
Au cours du procès, Amélie a relaté plusieurs incidents troublants où elle accuse Depardieu de comportements indécents : « Il m’a terrifié, et cela l’a amusé », avait-elle dit. L’autre victime a également affirmé avoir subi des attouchements répétés durant le tournage.
Depardieu s’est défendu pendant toute la durée du procès. Bien qu’il ait reconnu avoir utilisé un langage vulgaire avec Amélie et admis certains aspects inappropriés dans ses interactions sur le plateau, il est resté ferme sur sa position de non culpabilité en affirmant que ses actes n’étaient « certainement pas sexuels ».
Cette affaire suscite un large débat autour des abus dans le secteur cinématographique français et ouvre une discussion nécessaire quant au traitement accordé aux victimes au sein de cette industrie.